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Entretien avec Silex sur Produits Structurés : la Déglobalisation, un nouveau terrain d’opportunités ! Le Talk avec Silex.
Benjamin : Bonjour, bienvenue dans Le Talk Produits Structurés. Aujourd’hui, nous recevons la maison Silex avec Antoine Boissier, directeur associé, et Mathieu Laville Lumière, responsable de la recherche sur les marchés actions. Bonjour Antoine, bonjour Mathieu.
Silex, très rapidement, c’est un broker de produits structurés à forte valeur ajoutée qui existe depuis 2016. Vous étiez venus il y a quelques mois chez Zoom Invest pour nous parler de votre actualité et de vos produits. On s’était dit : vous revenez quand vous voulez pour nous parler de votre actualité. C’est chose faite aujourd’hui. Depuis votre passage, quelle est l’actualité chez Silex, Antoine ?
Antoine Boissier : Je suis ravi d’être là à nouveau. Notre actualité est importante puisque le groupe Silex continue à se développer de façon importante : on atteint presque 100 personnes aujourd’hui dans différentes zones géographiques.
Dans la zone France, nous avons reçu Cindy Meule, qui va s’occuper du Nord-Est pour le partenariat avec les CGP. J’espère que vous lui souhaiterez un bon accueil.
Mais surtout, nous avons Spark, notre outil de suivi et de pilotage des produits structurés, qui évolue, notamment dans sa capacité à gérer tous les clients au travers de l’utilisation de l’outil.
Enfin, les marchés financiers, qui sont quand même le sous-jacent des produits structurés, sont difficiles à lire. On s’appuie donc sur nos analystes. Les taux sont plus compliqués à lire que ce qui semblait être le cas en début d’année. On disait qu’ils allaient baisser de façon régulière, sans aucun accroc. Ensuite, il y a eu l’IA qui est venue bousculer le marché.
Benjamin : Et les annonces de Trump.
Antoine Boissier : Et puis la déglobalisation dont on parlait, renforcée par l’élection de Trump, et dont Mathieu va nous parler juste après.
Benjamin : Il y a beaucoup de volatilité. On doit pouvoir attraper des timings pour créer un produit structuré, et trois jours après, on se rend compte que ce n’est plus possible. Il faut être réactif.
Antoine Boissier : Effectivement, la volatilité est une des nourritures de nos produits structurés.
Benjamin : La déglobalisation : qui, quoi, comment ? Mathieu, pouvez-vous nous en dire un peu plus ? Est-ce que c’est toujours d’actualité en 2025 ?
Mathieu Laville Lumière : Absolument. La déglobalisation, c’est une thématique assez lourde dans laquelle on croit beaucoup et qui génère des opportunités d’investissement. Il y a vraiment des actions, des compagnies, qui vont en bénéficier.
De quoi s’agit-il ? Il s’agit de la tendance des pays occidentaux, et vraiment les États-Unis en tête, à vouloir sécuriser leurs approvisionnements sur les secteurs jugés stratégiques. Ces dernières années, on a vu que l’on était vulnérable quand on était trop ouvert à l’extérieur en termes d’approvisionnement. Le terme de pénurie est entré dans le langage courant au moment du Covid, puis sur le plan énergétique avec la guerre en Ukraine.
Il y a donc une volonté politique de sanctuariser et de sécuriser les approvisionnements sur les secteurs importants : l’énergie, les semi-conducteurs et aujourd’hui d’autres segments. Certaines sociétés bénéficient vraiment de cette thématique et peuvent être des sous-jacents intéressants pour des produits structurés.
En 2025, la nouveauté, évidemment, c’est le retour de Donald Trump au pouvoir.
Benjamin : On en parle beaucoup. Il veut faire de Gaza la nouvelle Côte d’Azur du Moyen-Orient, on entend beaucoup de choses.
Mathieu Laville Lumière : Quand on prend un peu de hauteur, on voit vraiment une accélération de cette tendance à la déglobalisation. Trump assume encore plus que lors de son premier mandat la volonté de faire passer les intérêts américains d’abord, avant ceux des autres pays, et d’imposer finalement sa volonté.
On voit que pour les acteurs bien positionnés pour sanctuariser l’approvisionnement américain, c’est une accélération de la tendance positive. Cela en fait des sous-jacents d’autant plus intéressants.
Benjamin : J’entendais qu’il voulait aider militairement l’Ukraine, moyennant le fait de s’approprier les terres rares présentes en grande majorité en Ukraine.
Mathieu Laville Lumière : On est exactement dans la thématique : comment faire en sorte, pour les Américains, de réduire leur vulnérabilité vis-à-vis de pays hostiles comme la Chine ou la Russie. Les terres rares sont évidemment un sujet, puisque la Chine est vraiment l’acteur dominant dans ce secteur. C’est un autre exemple de cette thématique de déglobalisation.
Benjamin : Donc la déglobalisation est toujours d’actualité en 2025. Antoine, cette vue de marché que vous avez chez Silex, comment la transformez-vous en investissement pour les conseillers et pour leurs clients ?
Antoine Boissier : C’est là où l’on est bons chez Silex. Le job de broker pour faire des produits structurés est quelque chose de plus simple et assez générique. En revanche, savoir comment choisir nos produits et nos sous-jacents, c’est là où Silex va vraiment se démarquer.
La déglobalisation est quelque chose que l’on développe énormément. Comment la vue de recherche redescend-elle sur nos produits structurés ? De plusieurs façons. D’abord, vous pouvez récupérer l’intégralité de ces publications au travers de différents canaux : l’outil Spark, l’application, l’outil web, les mails que l’on peut vous envoyer ou des messageries instantanées comme WhatsApp. On essaie déjà de communiquer ces informations de façon très complète.
Ensuite, comment trouve-t-on des sous-jacents ? Comment cela devient-il activable ? Nous avons une buy list. C’est une liste poussée par nos analystes, en disant que certaines actions nous semblent intéressantes dans les différents secteurs d’activité de la déglobalisation.
Il y a aussi Thibault Morel qui fait un énorme travail sur les nouvelles technologies chez nous, et je vous invite à le regarder.
La troisième façon, c’est de faire des conférences, des publications ou des réunions à des moments où il y a des informations très importantes. DeepSeek, il y a une ou deux semaines, a secoué les marchés : nous sommes intervenus immédiatement pour expliquer notre avis là-dessus. Cela permet d’être un phare dans la nuit.
Ensuite, pour certains de nos assureurs qui souhaitent avoir des indices, on crée des indices qui vont répliquer ces idées. Nous avons un indice qui s’appelle Déglobalisation, qui a vraiment très bien marché en pricing power, en performance et en collecte. Nous sommes en train de créer son petit frère, qui sera peut-être un peu plus US et dans lequel Mathieu met énormément d’énergie.
Nous allons donc avoir une gamme qui va découler : tous les six mois, nous allons essayer de sortir un indice qui répliquera nos vues de marché. Je pense que c’est une force, et que nous sommes les seuls aujourd’hui à le faire sur le marché français.
Benjamin : Une belle année 2024, si l’on reprend ce que vous nous avez expliqué, et un début d’année apparemment bien dynamique. Avec cette thématique de déglobalisation, il y a beaucoup de choses à faire, et surtout beaucoup d’accompagnement pour les conseillers, avec les nouveaux recrutements notamment.
Antoine Boissier : Exactement.
Benjamin : Merci beaucoup. On s’était dit la dernière fois : vous revenez quand vous voulez pour nous donner l’actualité de Silex. J’ai envie de vous dire : vous revenez quand vous voulez chez Zoom Invest pour nous donner l’actualité de Silex et les nouveautés. Merci à vous.
Antoine Boissier et Mathieu Laville Lumière : Merci beaucoup. On était ravis d’être ici.
Benjamin : Et on est ravis de vous accueillir. À très bientôt chez Zoom Invest.