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Entretien avec Antoine Boissay sur Produits structurés : quel est le rôle de la recherche et quelles sont les opportunités du moment..
Antoine Boissay : Comment intégrer de la recherche dans les produits structurés ?
Silex est un groupe franco-suisse indépendant qui a pour objectif d’accompagner les gestionnaires de patrimoine au travers d’une offre complète. Cette offre, ce sont des publications. Je vous invite à vous abonner au site Espresso de la recherche, dont Matthieu vous parlera juste après.
C’est aussi la distribution de produits structurés au travers d’une ingénierie importante et très forte, puis des outils qui vous permettent de suivre ces produits. Il y a aujourd’hui six personnes sur le terrain en France pour accompagner les partenaires. Nous venons notamment de recruter pour le Sud-Ouest.
Matthieu Lavillunière : Chez Silex, nous avons une équipe de recherche de cinq personnes avec de vrais profils experts, à la fois sur la partie taux et sur la partie actions.
Sur la partie actions, l’objectif va être de transmettre à nos clients une bonne connaissance des fondamentaux des titres dans lesquels ils investissent, ainsi que de leur historique, et d’identifier les catalyseurs de la performance pour ensuite pouvoir structurer des produits qui correspondent à leurs besoins.
Pour utiliser cette offre de recherche dans la conception de produits structurés, vous pouvez retrouver la liste de nos meilleures convictions sur la plateforme informatique Spark.
Sur les marchés actions, il y a une thématique que nous aimons beaucoup : la déglobalisation. Les États veulent vraiment sécuriser leurs approvisionnements dans un certain nombre de secteurs qu’ils jugent stratégiques, comme l’électrification, pour améliorer leur balance commerciale ; la défense, parce que les tensions géopolitiques sont importantes ; les semi-conducteurs, où il y a une vraie guerre technologique, notamment entre la Chine et les États-Unis ; ou encore l’automatisation, puisqu’on veut relocaliser des productions en Occident.
Il faut donc apporter plus de robotique et plus d’automatisation pour être compétitif. Sur ces secteurs, on trouve des sous-jacents sur lesquels il y a de vrais catalyseurs à la performance.
Si l’on se concentre sur la France, des titres comme Schneider Electric, Thales ou Dassault Systèmes appartiennent à ces secteurs sur lesquels les États investissent pour sécuriser leurs approvisionnements, et ont donc une trajectoire attractive.
Antoine Boissay : Comme l’a dit Matthieu, il y a encore plein d’opportunités sur le marché actions, mais il faut être accompagné.
Ensuite, il ne faut pas oublier la partie taux. Il y a une remontée des taux légère dernièrement qui offre des points d’entrée, à mon avis, très intéressants pour les produits qui joueront la baisse des taux au cours des prochains mois.
Enfin, on voit que ces produits restent complexes. Il faut donc être bien accompagné pour les suivre, avec des outils informatiques bien conçus. Je pense qu’aujourd’hui, Spark est probablement l’outil le plus armé pour vous aider dans cet accompagnement.