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Hubert Beurey, LFPI REIM / Altixia REIM
Hubert Beurey, président de LFPI REIM et Altixia REIM, présente les ambitions immobilières du groupe : développer la distribution auprès des particuliers, intégrer Altixia et préparer une nouvelle SCPI européenne diversifiée.
Bonjour, bienvenue dans le Talk Immo de Zoom Invest.
Aujourd'hui, nous avons le plaisir de recevoir Hubert Beurey,
qui est président de LFPI REIM et Altixia REIM.
Justement, c'est un peu l'objet de ce talk aujourd'hui, on va en parler.
Bonjour Hubert.
Bonjour Benjamin, merci de m'accueillir.
Avec grand plaisir.
- Vous allez bien ? - Très bien et vous-même ?
Moi, quand je vous vois, ça va toujours.
On va parler de LFPI dans un premier temps.
Certains connaissent parce que vous avez notamment quelques maisons de gestion
qui font partie du groupe et qui sont connues
dans le monde des conseillers en gestion de patrimoine.
Vous faites du private equity, de l'immobilier, de l'hôtellerie.
Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus ?
Oui, merci.
LFPI est un gérant d'actifs, multistratégies, indépendant,
présent en Europe, aux États-Unis et en Asie
avec à peu près 28 milliards d'actifs sous gestion.
Nous sommes présents dans le private equity, c'est le métier historique,
mais aussi dans l'asset management connu avec la marque Mandarine
ou dans le wealth management avec Meeschaert
et bien sûr dans l'immobilier.
Un gros groupe, 28 milliards,
comme on pourrait dire, ce n'est pas une paille.
En ce qui concerne l'immobilier, la taille est plus modeste :
FLE, Foncière LFPI Europe, qui est notre foncière,
gère un portefeuille de 3,3 milliards.
C'est 210 immeubles en Europe qui génèrent un rendement de 6,68 %,
210 immeubles, plus de 1200 locataires, et qui sont gérés avec des équipes locales.
Nous avons des bureaux à Luxembourg, Milan, Vienne et bien sûr Paris.
Vous avez défloré ma deuxième question.
On a déjà évacué.
Effectivement, sur cette partie immobilière du groupe LFPI,
vous avez cette fameuse foncière qui pèse 3 milliards
avec tout ce que vous venez de décrire
et notamment les équipes en local dans les pays délocalisés.
Et on va en reparler après, c'est très important.
Pour autant, je pense qu'on va en parler tout de suite,
vous aviez besoin d'augmenter ce pôle immobilier, de l'accroître,
et c'est pour ça que vous avez racheté la société Altixia REIM.
Oui.
À la base, vous étiez plutôt des investisseurs institutionnels
et ce rachat a vocation à aller sur le retail.
Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?
Et pourquoi Altixia, pourquoi ce deal ?
LFPI REIM a acquis Altixia en juillet de cette année.
Altixia, c'est un portefeuille de 400 millions d'euros avec deux SCPI notamment :
SCPI Altixia Commerces et Altixia Cadence XII,
qui avait été une des premières SCPI à payer son dividende de façon mensuelle.
Nous souhaitons effectivement nous diversifier.
Nous partons d'une clientèle institutionnelle,
nous souhaitons nous diversifier vers une clientèle retail, intermédiée retail.
Ça correspond à une stratégie du groupe, qui l’a mise en place depuis 2021
et notamment, par exemple, avec l'acquisition de Mandarine.
Nous avons donc pour projet d'intégrer Altixia au sein du groupe.
Ce n'est pas une opération de private equity.
Nous prévoyons de la fusionner au sein de LFPI REIM
dès l'instant où nous aurons le feu vert du régulateur.
Vous n'êtes pas là pour, vulgairement parlant, faire un coup financier.
Il y a vraiment une vocation à intégrer et à développer cette activité
aux côtés de ce que vous faisiez déjà,
notamment sur cette partie retail que maîtrise Altixia aujourd'hui
et que vous n'aviez pas, vous, forcément chez LFPI.
Exactement.
C'est tout à fait la stratégie que nous poursuivons,
que de développer cette clientèle retail.
Nous nous inscrivons dans le long terme.
Il n'y avait plus de force commerciale chez Altixia.
Une des premières mesures a été de recruter un directeur du développement
en la personne de Fabien Bérard, qui est à pied d'œuvre,
qui travaille, qui a repris contact avec les distributeurs.
Et nous avons pour vocation de redynamiser cette entité.
Nous serons d'ailleurs présents à Patrimonia les 29 septembre et 1er octobre
et nous serons pour cette année hébergés par nos cousins de Mandarine.
D'accord.
Là, effectivement, on a déjà anticipé la quatrième question.
C'est la première fois, mais je trouve ça très marrant parce que je suis obligé de m'adapter
et de rebondir sur les questions.
Vous l'avez dit,
la fusion dès que vous aurez les accords des autorités de tutelle,
l'arrivée de Fabien Bérard,
qui est bien connu dans le monde des CGPI sur la partie retail,
la présence à Patrimonia,
et je crois que vous avez une autre nouvelle à nous annoncer.
Il va y avoir une dernière née, c'est ça ?
Vous créez une...
- Absolument. - Qu'est-ce que vous créez ?
Nous travaillons sur une SCPI qui sera européenne et diversifiée.
Nous avons en quelque sorte la légitimité sur ce créneau
puisque nous sommes présents en Europe depuis très longtemps.
Nous intervenons en Allemagne depuis 2007, nous étions à Milan depuis 2010,
en Pologne depuis 2015.
Et nous appliquons une stratégie globale
en nous appuyant sur des équipes locales.
Ça nous semble très important.
Nous avons des équipes de plus de 60 personnes et 75 % sont hors de France.
Est-ce que ça...
Désolé, je vais être un peu disruptif et un peu poil à gratter.
C'est une énième SCPI, finalement ?
Parce que depuis 2, 3, 4 ans, il s'en est lancé quand même quelques-unes.
Globalement, plutôt toutes des SCPI européennes, etc.
J'ai compris
— et ça, c'est un vrai point, très fort —,
c'est cette expérience que vous avez depuis 20 ans
et surtout, c'est les experts en local dans chaque pays.
Quelle va être la thématique ?
Qu'est-ce qui va faire que vous allez vous démarquer des autres SCPI
qui se sont lancées il y a 6 mois, 1 an, 2 ans ?
C'est un point très important que vous soulevez ici.
Nous intervenons avec une expérience, une expérience réussie sur ce type d'activité.
Comme vous le savez, l'immobilier, c'est quelque chose de très local
donc nous avons des équipes qui sont profondément ancrées sur leur terroir,
sur leur secteur,
qui ont donc des connexions avec les brokers,
qui savent sourcer ces actifs, des actifs de qualité.
Ça nous semble très important d'avoir une sélection à l'origine.
Un de nos points forts,
c'est de faire des plus-values lorsque nous revendons nos actifs.
Pour vous dire, depuis que nous avons créé la foncière,
nous avons revendu pour plus d'un milliard, 1,1 milliard d'actifs
avec en moyenne 27 % de plus-value sur le prix d'acquisition.
L'élément premier, c'est l'acquisition
et bien connaître le marché, c'est très important.
Deuxième point, c'est que nos équipes gèrent ces immeubles,
font l'asset management, encaissent les loyers
et donc c'est un gage de qualité à la sélection des actifs et à la gestion des actifs.
Et c'est pour quand le lancement ? On n'a pas encore la date ? Ça arrive ?
Là encore, nous sommes un peu dépendants de l'AMF.
De nos amis des autorités de tutelle.
Hubert, merci beaucoup.
Je crois qu'on a fait le point globalement.
LFPI REIM qui rachète Altixia REIM, de nouvelles activités,
une expérience historique du groupe qui va aider Altixia à se redévelopper
sur cette partie retail,
présence à Patrimonia, l'arrivée de Fabien,
et surtout la nouvelle SCPI qu'on attend avec impatience.
- Merci beaucoup pour votre accueil. - Merci Hubert.
À très bientôt chez Zoom Invest.
- À très bientôt. - Au revoir.