Actions
1Obligations
1Flexibles
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Yves Mazin, nouveau président de la CNCGP, détaille ses priorités, la composition de son équipe et les enjeux de la profession lors du Midsommar 2025 à la Maison de la Chimie.
À l'occasion du Midsommar 2025 à la Maison de la Chimie, Yves Mazin, nouveau président de la CNCGP, partage ses premières impressions et ses ambitions pour la Chambre. Il revient sur son parcours, la composition de son équipe et les principaux enjeux à venir pour la profession.
Dans cet entretien, il insiste sur la continuité, la professionnalisation et l'importance d'accompagner la nouvelle génération de conseillers en gestion de patrimoine, tout en maintenant un équilibre entre engagement associatif et activité professionnelle.
Bon, je suis vraiment content. On est à la Maison de la Chimie. Il fait un très beau temps pour ce très bel événement, Midsommar 2025. En plus, j'ai la chance de recevoir, figurez-vous, le nouveau président de la CNCGP, Yves Mazin, qui est néanmoins un ami bordelais. Yves, comment ça va ? Comment se passe cette journée intense pour toi ? Bonjour Stéphane, écoute, ça va super bien. C'est effectivement un bel événement. Les CGP sont venus en nombre, on a un soleil juste magnifique, presque aussi beau qu'à Bordeaux. Et puis effectivement, les enjeux sont importants, puisqu'il y avait l'élection d'un nouveau conseil d'administration. Donc c'est une nouvelle page de l'histoire de la Chambre qui s'ouvre, et j'en porte une petite partie. Et forcément, je suis extrêmement heureux.
Ce n'est pas nouveau pour toi, parce que c'est déjà un parcours précédent. Tu peux nous le rappeler en quelques secondes ? Exactement. En fait... Au cas où on ne te connaîtrait pas. C'est le prolongement, réellement, d'une aventure qui a commencé il y a plusieurs années comme président de région, administrateur de région. Et en fait, quand on rentre dans le cœur de la CNCGP, on en tombe forcément amoureux. Et puis lorsque Julien dit : “J'arrive au terme de mon mandat.” Assez naturellement, je me suis dit pourquoi pas y aller ? Et je me suis vraiment attelé à créer une équipe, une équipe qui nous ressemble, qui ressemble à la Chambre dans toutes ses compositions : jeunes installés, personnes avec un peu plus de maturité, taille de cabinet, modèle économique et surtout représentativité nationale.
Le mandat, c'est trois ans renouvelable une fois, c’est ça ? Exactement. Ok, donc c'est assez long quand même. Il y a une possibilité d'installer un peu sa vision. Parce que j'allais t'emmener sur : qu'est-ce que tu amènes comme vision ? Est-ce que tu vas révolutionner les choses ? Je pense que ce n'est pas nécessaire. Je pense que ce n'est pas l'esprit. L'esprit de la Chambre, c'est la construction, année après année, élus après élus. C'est vraiment une machine profonde pour la construction du métier dans l'instant et le développement du métier de demain. Et donc il n'y a pas de logique politique de rupture. Surtout qu'aujourd'hui on a quand même un sillon qui est tracé. Mais les enjeux, c'est vraiment de répondre aux enjeux de demain qui vont se dessiner dans le temps sans qu'on ait aujourd'hui toutes les cartes en main.
Est-ce que globalement, la stratégie, c'est compliqué un peu, la stratégie. J'ai plus envie de te parler des projets que tu vois toi, arriver comme étant les principaux que tu vas avoir à gérer dans les trois prochaines années. Alors évidemment, j'imagine que... on est obligé de dire le sacro-saint mot : réglementation et conformité, mais est-ce que tu vois d'autres choses ? Tu peux nous en dire un mot, parce que je sais qu'il y a la loi industrie verte qui chafouine un peu certains de nos confrères. Est-ce que tu vois d'autres choses un peu plus structurelles aux métiers ? Alors, je vais peut être rebondir sur ce qu'a dit Julien Séraqui tout à l'heure, sur une nouvelle ère qui s'ouvre, c'est-à-dire, la débancarisation pour reprendre son propos.
Et ce qui est intéressant dans ce mouvement, c'est qu'effectivement, la Chambre, aujourd'hui, on assiste à un phénomène où vous avez des cabinets qui se rassemblent, on se dit qu’il y a de plus en plus de gros cabinets et pour autant, il y a de plus en plus d'adhérents. Et si réellement, on rentre dans cette débancarisation, le nombre d'adhérents, enfin le nombre de CGP va augmenter et je l'espère, d'adhérents.
Et ça veut dire que pour nous, dans nos ambitions, c'est de se mettre en configuration pour accueillir dans les meilleures conditions, tous ces jeunes installés futurs, pour que dès le départ, ils adoptent des bonnes pratiques puisque le rouleau réglementaire qui est passé avant, ça y est, eux, ils seront tout de suite opérationnels, et c'est ça qui va ancrer dans le temps l'habitude de l'investisseur, de l'épargnant, de se dire : “Mon épargne, mon patrimoine, je vais voir un conseiller en gestion de patrimoine et surtout un conseiller de la CNCGP” Évidemment. Voilà l’ambition qui est plutôt positive. C'est une ambition qui reste positive parce que le mille feuilles ne doit pas être étouffant. Exactement.
Il faut que ce soit une aide et il faut que ce soit pour nous une arme supplémentaire, pour continuer, je défends notre profession, la débancarisation. J'aime beaucoup le mot de Julien, c’est parfait. Alors, je ne vais pas parler de tes ambitions personnelles, parce que je pense que c'est de l'associatif. C'est du temps que tu donnes quand même, que vous avez tous donné, les administrateurs. C'est pas simple quand on est chef d'entreprise. Tu peux nous parler un peu de ton équipe et des changements potentiels ? Est-ce que les cartes ont été rebattues sur les différentes commissions ? Comment ça s'est passé ? Tu as deux ou trois infos à nous donner ? Alors, professionnalisation de la Chambre, c'est vraiment le maître mot, puisque la Chambre a doublé de taille, en effectifs internes mais aussi en nombre d'adhérents.
Et quand on a bâti la liste, on l'a bâtie à plusieurs. Oui, je suis le président de la Chambre pendant trois ans, mais c'est une équipe qui est construite sur trois chiffres : 7 anciens administrateurs, des personnes qui sont déjà à la manœuvre, si je puis dire, et donc, qui ont une expérience de comment on mène un dossier. Parce qu'en fait c'est pas aussi simple que ça. Et quand je suis devenu administrateur, au début, c'était une espèce de grande inconnue. Donc là, ça permet la transmission. 5 présidents de région qui montent dans le conseil d'administration, ça, c'est extrêmement structurant puisque la force de la CNCGP, c'est ce maillage national auquel j'ai participé pendant quelques années. Et ça veut dire que tout adhérent de France se sait représenté. Et le dernier élément, c'est 5 nouveaux visages. Donc vous voyez, 7, 5, 5.
sept nouveaux visages, qui sont des personnes qui ont une expertise professionnelle reconnue, mais qui vont insuffler des idées nouvelles. Et c'est ça la dynamique de cette nouvelle équipe. Tous les administrateurs sont CGP, CIF, obligatoirement ? Obligatoirement, ils sont tous en activité. Au cas où les gens ne le savent pas, c'est important. Ils ont tous un cabinet ou travaillent dans un cabinet, ils ont la connaissance du métier. C'est quoi le temps imparti entre ce qu'on donne à la CNCGP et notre activité ? C'est un 75/25 ? Alors, il n’y a pas de règles écrites, c'est la magie de l'associatif. Tu donnes le petit doigt et t'as le bras qui est avalé. Ça, on le sait tous, quel que soit le domaine. Selon les missions, parce qu’il ne faut pas non plus tuer des volontés de s'engager. À chaque niveau d'engagement, il y a un niveau...
Pardon, situation, dans le conseil d'administration, il y a un niveau d'engagement qui varie. Il est clair que, mon temps va être monopolisé par la CNCGP, je le sais. C'est pour ça que j'ai la chance d'avoir un cabinet structuré avec une équipe solide. Et chaque administrateur, en fait, on leur a demandé... Alors ça, c’est vraiment un point important, on leur a demandé de s'engager à aller au bout de la mission dans des créneaux à définir ensemble. Très bien. Je parle au nom de pas mal de mes confrères avec qui on a discuté de ce Midsommar. Je sais que c'est de plus en plus difficile de trouver du temps pour s'impliquer, donc tu passeras le message à ta nouvelle équipe. Bravo pour le temps que vous prenez, mais j'imagine que c'est le message que tu vas leur passer, de toute façon, de les remercier comme toi tu as donné du temps.
Maintenant, il y a une autre génération qui arrive. Toi tu vas les aider à les monter en compétences et puis un jour, comme ça, on aura de nouveaux présidents ou présidentes, qui auront fait partie de l'équipe, déjà, d’Yves Mazin. Un dernier mot pour ce Midsommar, pour finir cette belle journée ? On se souhaite quoi ? Qu'il pleuve pas, qu'il fasse beau ? Oh écoute, pour la météo, là je crois qu'on est serein. En fait, une vraie hâte de démarrer l'aventure. Et on a déjà prévu un premier Comex la semaine prochaine, une réunion avec tous les permanents et élus la semaine d'après. Ça y est, l'aventure est lancée. Et sur le pont. Voilà, à fond. Bon Yves, merci beaucoup ! Félicitations Monsieur le Président. - Merci - Et à bientôt à Bordeaux, évidemment. Merci, à bientôt.