Actions
1Obligations
1Flexibles
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Entretien avec Yves Mazin sur le nouveau Président de la CNCGP lors du Midsommar du Patrimoine !.
Stéphane : Je suis vraiment content. On est à la Maison de la Chimie, il fait un très beau temps pour ce très bel événement MidSommer 2025. En plus, j’ai la chance de recevoir le nouveau président de la CNCGP, Yves Mazin, qui est néanmoins un ami bordelais. Yves, comment ça va ? Comment se passe cette journée intense pour toi ?
Yves Mazin : Bonjour Stéphane. Ça va super bien. C’est effectivement un bel événement, les CGP sont venus en nombre, on a un soleil magnifique, presque aussi beau qu’à Bordeaux. Les enjeux sont importants puisqu’il y avait l’élection d’un nouveau conseil d’administration. C’est une nouvelle page de l’histoire de la chambre qui s’ouvre, et j’en porte une petite partie. Forcément, je suis extrêmement heureux.
Stéphane : Ce n’est pas nouveau pour toi, parce qu’il y a déjà un parcours précédent. Tu peux nous le rappeler en quelques secondes ?
Yves Mazin : C’est réellement le prolongement d’une aventure qui a commencé il y a plusieurs années comme président de région, puis administrateur de région. Quand on rentre dans le cœur de la CNCGP, on en tombe forcément amoureux.
Lorsque Julien a dit qu’il arrivait au terme de son mandat, assez naturellement, je me suis dit : pourquoi ne pas y aller ? Je me suis vraiment attelé à créer une équipe qui nous ressemble, qui ressemble à la chambre dans toutes ses compositions : jeunes installés, personnes avec un peu plus de maturité, tailles de cabinets, modèles économiques et surtout représentativité nationale.
Stéphane : Le mandat, c’est trois ans renouvelable une fois. C’est assez long, il y a une possibilité d’installer sa vision. Qu’est-ce que tu amènes comme vision ? Est-ce que tu vas révolutionner les choses ?
Yves Mazin : Je pense que ce n’est pas nécessaire et que ce n’est pas l’esprit. L’esprit de la chambre, c’est la construction année après année, élu après élu. C’est vraiment une machine profonde pour la construction du métier dans l’instant et le développement du métier de demain.
Il n’y a pas de logique politique de rupture, surtout qu’aujourd’hui, nous avons un sillon qui est tracé. Les enjeux sont vraiment de répondre aux enjeux de demain, qui vont se dessiner dans le temps sans que nous ayons aujourd’hui toutes les cartes en main.
Stéphane : J’ai plus envie de te parler des projets que tu vois arriver comme étant les principaux à gérer dans les trois prochaines années. J’imagine évidemment réglementation et conformité, avec la loi industrie verte qui chahute certains confrères. Est-ce que tu vois d’autres choses plus structurelles au métier ?
Yves Mazin : Je vais peut-être rebondir sur ce qu’a dit Julien tout à l’heure, sur une nouvelle ère qui s’ouvre : la débancarisation. Ce qui est intéressant dans ce mouvement, c’est qu’aujourd’hui, à la chambre, on assiste à un phénomène où des cabinets se rassemblent. On dit qu’il y a de plus en plus de gros cabinets, et pour autant, il y a de plus en plus d’adhérents.
Si réellement on rentre dans cette débancarisation, le nombre d’adhérents et le nombre de CGP vont augmenter, et je l’espère, le nombre d’adhérents aussi. Cela veut dire que notre ambition est de nous mettre en configuration pour accueillir dans les meilleures conditions tous ces jeunes installés futurs, pour que dès le départ, ils adoptent les bonnes pratiques.
Le rouleau réglementaire étant passé avant, ils seront tout de suite opérationnels. C’est cela qui va ancrer dans le temps l’habitude de l’investisseur et de l’épargnant de se dire : mon épargne, mon patrimoine, je vais voir un conseiller en gestion de patrimoine, et surtout un conseiller de la CNCGP.
Stéphane : L’ambition reste positive, parce que le millefeuille ne doit pas être étouffant.
Yves Mazin : Exactement. Il faut que ce soit une aide et une arme supplémentaire pour continuer à défendre notre profession.
Stéphane : Je ne veux pas parler de tes ambitions personnelles, parce que c’est de l’association, c’est du temps que tu donnes, comme tous ceux qui se sont engagés. Quand on est chef d’entreprise, ce n’est pas simple. Tu peux nous parler un peu de ton équipe et des changements potentiels ? Est-ce que les cartes ont été rebattues sur les différentes commissions ?
Yves Mazin : Professionnalisation de la chambre, c’est vraiment le maître mot, puisque la chambre a doublé de taille en effectif interne, mais aussi en nombre d’adhérents. Quand nous avons bâti la liste, nous l’avons bâtie à plusieurs. Oui, je suis le président de la chambre pendant trois ans, mais c’est une équipe qui est construite.
Il y a sept anciens administrateurs, des personnes qui sont déjà à la manœuvre et qui ont l’expérience de la manière dont on mène un dossier. Quand je suis devenu administrateur, au début, c’était une grande inconnue. Là, cela permet la transmission.
Il y a aussi cinq présidents de région qui montent dans le conseil d’administration. C’est extrêmement structurant, puisque la force de la CNCGP, c’est ce maillage national auquel j’ai participé pendant quelques années. Cela veut dire que tout adhérent de France se sent représenté.
Le dernier élément, ce sont de nouveaux visages : des personnes qui ont une expertise professionnelle reconnue, mais qui vont insuffler des idées nouvelles. C’est cela, la dynamique de cette nouvelle équipe.
Stéphane : Tous les administrateurs sont CGP et CIF ?
Yves Mazin : Obligatoirement. Ils sont tous en activité. Ils ont au moins tous un cabinet ou travaillent dans un cabinet, ils ont la connaissance du métier.
Stéphane : C’est quoi, le temps réparti entre ce qu’on donne à la CNCGP et notre activité ?
Yves Mazin : Il n’y a pas de règle écrite. C’est la magie de l’association : tu donnes le petit doigt et il y a le bras qui suit. Selon les missions, parce qu’il ne faut pas non plus tuer les volontés de s’engager, chaque niveau d’engagement a son niveau de situation.
Dans le conseil d’administration, il y a un niveau d’engagement qui varie. Il est clair que mon temps va être monopolisé par la CNCGP. Je le sais, et c’est pour cela que j’ai la chance d’avoir un cabinet structuré avec une équipe solide.
À chaque administrateur, nous avons demandé de s’engager à aller au bout de la mission, dans des créneaux à définir ensemble.
Stéphane : Je parle au nom de pas mal de mes confrères avec qui on a discuté à ce MidSommer. Je sais que c’est de plus en plus difficile de trouver du temps pour s’impliquer. Donc tu passeras le message à ta nouvelle équipe : bravo pour le temps que vous prenez. J’imagine que c’est le message que tu vas leur passer.
Yves Mazin : Oui, évidemment.
Stéphane : Tu as donné du temps, maintenant il y a une autre génération qui arrive. Tu vas les aider à monter en compétence, et un jour, on aura de nouveaux présidents ou présidentes qui auront fait partie de l’équipe d’Yves Mazin. Le dernier mot pour ce MidSommer : pour finir cette belle journée, on se souhaite quoi ? Qu’il ne pleuve pas, qu’il fasse beau ?
Yves Mazin : Pour la météo, je crois qu’on est sereins. J’ai une vraie hâte de démarrer l’aventure. Nous avons déjà prévu un premier commerce la semaine prochaine, puis une réunion avec tous les permanents élus la semaine d’après. Ça y est, l’aventure est lancée, sur le pont, à fond.
Stéphane : Yves, merci beaucoup. Félicitations, Monsieur le Président. À bientôt à Bordeaux, évidemment.
Yves Mazin : Merci, à bientôt.