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Sirius : une stratégie obligataire qui vise à générer de l’alpha quelles que soient les conditions de marché.
Benjamin : Bonjour, bienvenue dans le Talk Marchés de Zoom Invest. Aujourd’hui, nous recevons Pictet Asset Management France avec Yann, directeur commercial. Bonjour.
Yann : Bonjour Benjamin.
Benjamin : Vous étiez venu nous voir il y a à peu près huit mois pour nous parler notamment de stratégies long/short, dont on reparlera un peu après. À l’époque, vous aviez beaucoup insisté sur la partie secteur technologique et transition énergétique. Aujourd’hui, en mars-avril 2025, avec ce qui vient de se passer sur les droits de douane, notamment avec Donald Trump, pouvez-vous nous refaire un point sur ces deux paris ?
Yann : Merci beaucoup de me recevoir Benjamin. C’est vrai qu’en début d’année, nous avions des convictions assez fortes sur l’univers technologique, sur la transition énergétique également, qui est un pendant obligatoire de la transition technologique.
Entre-temps, les marchés ont fortement corrigé. Beaucoup de valeurs ont beaucoup souffert dans les portefeuilles. Malgré tout, nous conservons nos convictions sur un horizon de temps long. C’était aussi notre discours de début d’année : à horizon cinq ans, nous étions convaincus du potentiel des valeurs technologiques, à condition d’accepter la volatilité de court terme.
Il y a eu beaucoup de volatilité, de par l’affaire DeepSeek et de par les mesures protectionnistes de l’administration Trump. Malgré tout, aujourd’hui, nous pensons que nous sommes proches d’un point d’entrée intéressant, en zone d’opportunité, puisque la baisse de marché est aussi le fait d’une peur, d’un stress peut-être exacerbé, peut-être trop important aujourd’hui.
Il y a une surréaction à la baisse qui nous semble intéressante en tant que prise d’opportunité dans les portefeuilles, sur des acteurs leaders de marchés innovants et qui ont encore cette capacité de performer dans les années à venir.
Benjamin : Finalement, ce n’est pas une crise économique ou financière, c’est plutôt le fait de décisions politiques, comme on avait eu à l’époque avec le Brexit, qui peuvent avoir un impact assez massif sur les marchés financiers.
Il y a huit mois, vous nous aviez déjà parlé de vos stratégies long/short, la stratégie Atlas et la stratégie Mandarin. Comment se sont-elles comportées dans cette période de marché, jusqu’à février-mars, puis dans cette période un peu plus compliquée, baissière à cause de Trump ?
Yann : Dans cette logique de gamme, nous avions des vues très positives sur les stratégies technologiques à plus long terme, avec un horizon minimum de cinq ans. Nous maintenons ces convictions.
À plus court terme, les stratégies long/short que nous avons déployées sur le marché français depuis 2018 ont vocation, et on les attend pour ces raisons-là dans ces environnements un peu plus compliqués, un peu plus chahutés, à absorber les drawdowns et la volatilité.
Elles ont répondu présentes. Les deux stratégies qui sont particulièrement bien implantées sur le marché français, à savoir Atlas et son grand frère Atlas Titan, ainsi que Mandarin, ont bien réagi dans cet environnement, avec des performances globalement flat, légèrement négatives. Elles ont su se repositionner de façon tactique, mobile et réactive dans leur positionnement marché pour absorber cet environnement très compliqué, ces niveaux de volatilité et de VIX qui ont atteint des pics, et sécuriser les portefeuilles des clients.
Elles ont également cette capacité, dans les jours ou semaines à venir, à se repositionner tactiquement et de manière très réactive à la hausse, avec des prises d’opportunité peut-être sur l’univers technologique, peut-être sur des marchés comme l’énergie. Les gérants n’ont pas de contrainte et peuvent sélectionner tout type de valeur dans tout type de secteur, sans aucune limite en la matière.
Benjamin : Je rappelle que le VIX, pour ceux qui ne sauraient pas, ce n’est pas le médicament, c’est bien l’indice de volatilité, qui a beaucoup monté ces derniers temps avec les annonces de Trump.
Il y avait ces deux stratégies historiques dont vous nous avez parlé il y a huit mois, puis je crois que vous en avez une nouvelle : la stratégie Sirius. Moi, je suis un peu béotien, pour moi Sirius Black, c’est le parrain d’Harry Potter. On n’est pas dans l’univers des sorciers, là on est bien dans une stratégie long/short. Comment se comporte déjà cette stratégie ? Pouvez-vous en dire un mot ?
Yann : Si on devait faire l’analogie avec Harry Potter, je dirais plutôt que, compte tenu de nos règles compliance, nos produits s’apparentent plus à Voldemort : ce sont ceux dont on ne peut pas dire le nom, sous peine d’être censuré, plutôt que Sirius Black.
Blague à part, c’est une stratégie qui vient compléter notre offre de stratégies long/short à faible volatilité. C’est une stratégie obligataire, donc une stratégie long/short obligataire exposée aux marchés émergents.
Nous allons avoir une stratégie qui a cette capacité d’être complètement décorrélée de toutes les classes d’actifs traditionnelles, que ce soit les actions ou les obligations, d’être totalement agnostique. Nous allons générer uniquement de l’alpha. Le fonds a cette capacité de générer de la performance quel que soit l’environnement de marché, haussier ou baissier.
Nous allons nous positionner sur des pays généralement absents des portefeuilles. Si nous prenons aujourd’hui le top 10 en termes d’allocation du portefeuille, nous allons retrouver une exposition à la Serbie, au Sri Lanka, à l’Ouganda. Ce sont des pays généralement absents des portefeuilles parce qu’il y a de fortes barrières à l’entrée.
Ce sont des pays particulièrement intéressants, à condition de les maîtriser et d’avoir une expertise. Cela tombe bien, notre gérant Philippe Petit travaille depuis 30 ans sur ces marchés-là et a construit toute sa carrière sur la gestion d’euro-dette.
C’est une stratégie qui a un très faible drawdown et donc cette capacité, dans les allocations, à performer quel que soit l’environnement de marché, à compléter un portefeuille prudent.
Pour reprendre l’origine du terme Sirius, c’est l’étoile la plus brillante dans le ciel nocturne. L’idée, dans cette noirceur de marché, est de continuer de guider les investisseurs dans leur allocation d’actifs.
Benjamin : On fait une belle analogie avec la magie, mais il n’y a pas de magie. Comment fait-on pour poursuivre ces valeurs en Ouganda, au Sri Lanka ? Ce n’est pas évident.
Yann : Ce sont des pays que le gérant travaille depuis de nombreuses années. Il gère depuis Singapour. Nous nous appuyons aussi sur une expertise beaucoup plus large, avec des équipes de gestion réparties un peu partout dans le monde chez Pictet Asset Management.
Il y a cette capacité à avoir un portefeuille assez concentré, entre 20 et 25 lignes, mais très diversifié par la répartition géographique et par l’exposition. Nous allons avoir différents types de stratégies, je ne peux pas entrer dans le détail ici, qui vont permettre de minimiser le risque et de capter de la performance progressivement dans le temps, et en tout cas d’assurer au maximum les drawdowns.
C’est la raison pour laquelle le fonds est particulièrement complémentaire aux stratégies que l’on a citées tout à l’heure, Atlas ou Mandarin, puisqu’on est sur une classe d’actifs complètement différente, une méthodologie de gestion également complètement différente, et une performance qui a été très régulière depuis le lancement de la stratégie, quel que soit l’environnement de marché.
Benjamin : Finalement, si on veut faire de la performance avec la stratégie Sirius, ce n’est pas sorcier.
Yann : Exactement.
Benjamin : On peut dire qu’on se revoit dans six ou huit mois et qu’on refait le point sur tout ce qu’on vient de se dire.
Yann : Bien sûr, en espérant que d’ici là, les marchés se seront apaisés. J’espère qu’on aura pu reprendre un biais marché sur les stratégies tech et capter des opportunités dans l’univers technologique. C’est aussi l’objectif de ces stratégies long.
N’oublions pas que nous avions mis du cash en portefeuille dans toutes les stratégies tech pour avoir cette capacité de prise d’opportunité. C’est aujourd’hui une gestion beaucoup plus tactique.
Sur les stratégies long/short, nous sommes aujourd’hui évalués sur notre capacité à absorber le risque. Demain, nous serons évalués sur notre capacité à capter le rattrapage de marché. Ce sera donc une interview un peu différente, mais qui reprendra globalement les mêmes sujets.
Benjamin : Donc trois stratégies long/short : la stratégie Atlas, avec son grand frère Atlas Titan, la stratégie Mandarin et maintenant la stratégie des magiciens, la stratégie Sirius, qui sont là pour résister dans les conditions de marché un peu difficiles. Si les conseillers ont des questions sur les lignes, qu’ils n’hésitent pas à vous appeler.
Merci beaucoup pour cette interview pleine de magie et à très bientôt chez Zoom Invest.
Yann : Merci beaucoup Benjamin. Merci, au revoir.