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L'interview Patrimonia d'Alexandra Druais, Responsable Relations clientèle distribution et Gabriel Crabos, gérant High Yield chez Swiss Life Asset Managers France.
Stéphane : Je reçois maintenant Swiss Life Asset Managers. On est à Patrimonia 2025. Alexandra, Gabriel, merci de me rejoindre. Alexandra, comment se passe ce salon ? Grosse affluence cette saison, j’ai l’impression.
Alexandra : Bonjour Stéphane, merci beaucoup de nous recevoir. Nous sommes très contents d’être à Patrimonia. C’est l’occasion de revoir tous les partenaires, d’échanger et de présenter nos actualités. C’est la première année pour Gabriel, donc nous sommes ravis de l’avoir à nos côtés.
Stéphane : Gabriel, comment trouves-tu cela jusque-là ?
Gabriel : L’ambiance est vraiment extraordinaire et j’apprécie vraiment les échanges avec nos partenaires et les confrères. Je suis vraiment ravi d’être là pour la première année. Je prends rendez-vous pour l’année suivante.
Stéphane : Gabriel, on va te donner la parole. Est-ce que tu peux me parler un peu de l’actualité du moment, notamment l’actualité produit chez Swiss Life Asset Managers ?
Gabriel : Bien sûr. Quelques mots peut-être sur le marché. Quand on prend un peu de recul sur les trois dernières années, nous avons eu des performances vraiment assez fortes sur l’obligataire de façon générale, et notamment sur le high yield.
Aujourd’hui, on trouve que les primes sur le high yield sont moins attractives. Nous privilégions donc plutôt les produits courts, notamment sur l’investment grade. Côté marché, il y a une forme de prudence au sein des allocations.
Stéphane : Cette prudence, tu la vois par rapport à notre profession et à ce qui remonte du terrain, ou ce sont les marqueurs macroéconomiques qui vous font penser cela ?
Gabriel : C’est plutôt autour des valorisations, vraiment du high yield, où les primes de risque se sont énormément resserrées au cours des dernières années. Aujourd’hui, nous trouvons qu’il y a moins d’intérêt à aller chercher la partie longue de la courbe sur le high yield.
En revanche, nous sommes toujours bien positionnés pour capter les niveaux de taux qui nous semblent encore intéressants, notamment sur la partie courte investment grade.
Stéphane : Il ne faut donc pas se lancer sur du trop long terme. Alexandra, qu’est-ce qui se passe en ce moment au niveau produit ?
Alexandra : Nous avons une actualité riche. Nous sommes beaucoup questionnés, notamment quant à l’avenir de notre fonds daté à échéance 2026, qui arrive à échéance dans neuf mois. Nous avons décidé de transformer ce fonds en un fonds obligataire court terme, qui viendrait très bien compléter notre gamme obligataire, et notamment notre fonds Bond ESG 6M que les partenaires connaissent bien en placement d’attente ou en gestion de trésorerie.
Stéphane : Ce n’était donc pas la peine de poser la question de savoir s’il fallait sortir, garder ou arbitrer 2026 : cela va se faire naturellement.
Alexandra : Exactement. L’idée était vraiment de sécuriser la performance qui a été générée sur ce support, et en même temps de se positionner sur un fonds moins risqué, investment grade, ISR, qui permet à nos partenaires d’aller chercher le boost sur le fonds euro. Nous trouvons que c’est toujours une bonne alternative par rapport aux comptes à terme.
Pour ceux qui sont intéressés pour creuser le sujet, nous organisons un webinar le lundi 6 octobre. Je vous invite à vous rapprocher de nous pour prendre ce rendez-vous.
Stéphane : Comment se passe une transformation comme cela ? C’est compliqué ? Il faut demander une validation ?
Alexandra : Exactement. Cela a été un processus assez long. Nous avons recueilli les avis de nos partenaires en organisant des meetings avec eux. Cela nous semblait être la meilleure solution par rapport à lancer un nouveau fonds à échéance longue, sur lequel nous jugeons que les niveaux de valorisation actuels ne sont pas suffisamment attractifs.
Nous restons préparés pour l’avenir. Nous attendrons d’avoir l’opportunité pour venir voir nos partenaires et leur pitcher ce potentiel nouveau format.
Stéphane : Alexandra, y a-t-il autre chose que vous voulez mettre en avant ?
Alexandra : Oui, j’en profite évidemment pour remercier nos partenaires pour leur confiance, puisque notre fonds SLF Opportunité High Yield 2028 a franchi le cap des 500 millions d’euros d’encours. Nous sommes ravis, il a fait de belles performances.
C’est d’ailleurs l’un des rares fonds datés à échéance 2028 à être toujours ouvert à la commercialisation pour les partenaires. Le fonds a reçu le Lipper Fund Award pour la deuxième année consécutive, qui récompense les performances et la qualité de la gestion sur le long terme.
Stéphane : Comme il reste un peu de temps, qu’y a-t-il dans ce fonds comme typologie d’entreprises, pour que cela parle un peu à mes camarades CGP ?
Gabriel : Sur ce fonds, nous avons un processus assez spécifique avec des exclusions, notamment sur le secteur de l’énergie, sur les pays émergents. C’est également un fonds uniquement investi sur des obligations corporate, c’est-à-dire que l’on exclut les financières, les banques et les assurances.
Nous avons aussi une gestion en maturité statistique : nous prenons en compte les caractéristiques techniques de l’obligation pour matcher au mieux la maturité du fonds.
Stéphane : Précis, ultra précis.
Gabriel : L’idée est de gérer au mieux la fin de vie des fonds, qui est en général quelque chose d’assez difficile pour les asset managers. Comme vous pouvez le voir sur le 2026, nous sommes à neuf mois de la maturité finale et les résultats sont assez satisfaisants, preuve en est le retour de nos partenaires.
Stéphane : Merci à tous les deux. Bonne fin de salon et à bientôt.
Alexandra et Gabriel : Merci Stéphane, à bientôt.