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Sycomore AM revient à Patrimonia avec ses fonds datés : après le succès de Sycoyield 2026 et 2030 (plus de 750 M€ collectés et de belles performances), la société lance Sycoyield 2032.
Stéphane : Je suis ravi de recevoir Olivier de Sycomore AM. Ce n’est pas la première fois qu’on se voit. Comment se passe ce Patrimonia, Olivier ?
Olivier Chamard : Bonjour Stéphane. Patrimonia se passe très bien. Pour ma part, c’est mon énième Patrimonia, 18 chez Sycomore. Nous sommes encore dans le petit hall avec toute l’équipe commerciale de Sycomore qui s’occupe plus particulièrement des CGP, les équipes marketing et les gérants pour répondre à toutes les questions de nos partenaires CGP.
Stéphane : Génial. Parlons un peu d’actualité, parce que vous avez une gamme très large. Fais-nous un petit point.
Olivier Chamard : Chez Sycomore, on ne change pas une équipe qui gagne. Tu te rappelles, il y a trois ans, à Patrimonia en septembre 2022, j’étais venu te parler du lancement de Syco Yield 2026, notre premier fonds daté, qui a été un large succès commercial et qui a fait une excellente performance : plus de 17 % net sur trois ans depuis la création du fonds.
L’année dernière, j’étais revenu parler de fonds datés avec le grand frère, Syco Yield 2030, qui a maintenant un an et demi d’existence et qui a également été un gros succès commercial. En cumulé, les deux fonds datés de Sycomore totalisent plus de 750 millions d’euros d’encours sous gestion, principalement auprès des CGP.
Cette année, je te reparle de fonds datés, de fonds obligataires à échéance, avec une nouveauté : le lancement de Syco Yield 2032.
Stéphane : Est-ce que tu peux nous parler un peu de 2032 ?
Olivier Chamard : Syco Yield 2032 est vraiment dans la lignée des deux millésimes précédents : toujours un fonds patrimonial défensif, risque DICI 2. Nous avons un portefeuille d’obligations d’entreprises qui sont sans doute plus solvables aujourd’hui que l’État français, soit dit en passant.
Stéphane : Quel type d’entreprises ?
Olivier Chamard : Ce sont des obligations d’entreprises dans le segment crossover, c’est-à-dire notées double B, double B+. C’est le haut du panier du high yield, vraiment à la frontière avec l’investment grade. L’idée est de faire très attention à la qualité de signature, d’éviter évidemment les défauts et d’avoir un remboursement.
Le fait d’être sur ce segment permet d’avoir un rendement encore intéressant. Toutes les obligations sont libellées en euros pour éviter le risque de change. L’idée, c’est qu’à échéance, on soit remboursé capital plus intérêts.
Stéphane : Les clients qui sont déjà investis dans 2026, que font-ils de ce fonds ? Est-ce qu’ils basculent tout de suite ? Quelles sont les options ?
Olivier Chamard : Aujourd’hui, Syco Yield 2026 arrive en fin de vie. Nous conseillons à nos partenaires de l’arbitrer vers un millésime avec une échéance plus longue, soit le 2030, soit le 2032.
Syco Yield 2032 est sorti au mois de juillet. Il est déjà référencé chez pas mal d’assureurs et de plateformes, et il est en cours de référencement. Il sera principalement disponible partout très rapidement.
Stéphane : Peux-tu donner un exemple d’entreprise qui parle aux CGP ?
Olivier Chamard : Le gérant, Stanislas de Bailliencourt, c’est toujours la même équipe de gestion sur les trois millésimes. Il aime bien les entreprises résilientes, avec des business par abonnement. Par exemple Orange dans les télécoms ou Verisure dans les alarmes, afin que, si le cycle économique se passait un peu moins bien, les entreprises aient la capacité de générer des cash-flows et de rembourser leur dette obligataire.
Stéphane : Sycomore propose aussi d’autres possibilités et d’autres options. Il ne faut pas faire que du daté, on peut diversifier.
Olivier Chamard : Oui, nous avons aussi des fonds actions. Mais j’insiste sur un point : c’est encore le moment de faire du daté. On nous pose souvent la question. Nous sommes convaincus que si nous lançons le 2032, c’est fort du succès des deux millésimes précédents, mais c’est aussi parce que nous pensons que les conditions de marché sont bonnes.
Les taux sont encore élevés, donc nous sommes bien rémunérés pour prêter aux entreprises. Nous avons un rendement intéressant, et nous pensons que dans la durée les taux vont baisser. Cela amènera de la plus-value obligataire.
Sur le 2032, il y a un autre moteur de performance qu’il ne faut pas oublier : le fait d’avoir une échéance longue de six à sept ans nous permet d’accéder au marché primaire. Les émetteurs offrent des primes d’émission aux investisseurs que nous sommes. C’est un moteur de performance supplémentaire que nous aurons sur le 2032. Nous l’avons eu sur le 2030, et cela a participé à la bonne performance.
Stéphane : Il faut donc vraiment aller sur le daté.
Olivier Chamard : Oui, pour les clients patrimoniaux défensifs. Pour les clients un peu plus bullish, nous avons des fonds actions. Cela fait trois ans que je te parle de Sycomore Sustainable Tech, un fonds de tech responsable article 9, labellisé ISR.
Depuis l’arrivée du nouveau gérant il y a trois ans, le fonds est à plus 82 % de performance.
Stéphane : Il faut le dire, la tech a été très volatile ces dernières années.
Olivier Chamard : Volatile, mais très belle performance, et l’une des meilleures performances de tous les fonds techno confondus.
Pourquoi faire de la tech avec Sycomore ? Nous avons une vraie différenciation : le fait d’être article 9 nous conduit à exclure les GAFAM, TikTok, Tesla et Netflix. Cela fait que notre portefeuille exclut le top 10 de nos principaux confrères.
Et puis le fait d’être un fonds français : nous avons 75 % d’actions américaines, mais aussi 25 % d’actions asiatiques et européennes, ce qui est assez différent des autres fonds tech que vous pouvez trouver.
Stéphane : Très complet, comme d’habitude. On n’attend pas trois ans pour se revoir.
Olivier Chamard : À l’année prochaine.
Stéphane : Merci beaucoup. Au revoir.