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Entretien avec Carmignac sur Zoom sur le potentiel des actions internationales (+10 % par an sur 3, 5 ou 10 ans).
Carmignac : Zoom sur le potentiel des actions internationales avec Carmignac.
Les investisseurs français sont extrêmement sous-investis dans les actions internationales. Et pourtant, les performances parlent d’elles-mêmes : sur tous les horizons de temps, que ce soit trois ans, cinq ans ou dix ans, les actions internationales ont affiché une performance de plus de 10 % par an.
Quand on regarde 2025, les perspectives des actions internationales restent extrêmement solides. On a une croissance américaine qui est résiliente, des banques centrales qui restent accommodantes à travers le monde et, au niveau des entreprises, des perspectives de résultats qui sont là aussi une nouvelle fois attrayantes.
Par contre, 2025 devrait voir le retour de la volatilité. Pourquoi ? Parce que les niveaux de valorisation sont élevés sur les marchés actions, ce qui se traduit par davantage de nervosité de la part des investisseurs. L’épisode DeepSeek d’il y a quelques semaines en est le témoin. Et puis il y a le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, complètement imprévisible dans ses annonces de politique, qui s’ajoute encore une fois à la volatilité.
La grande question, c’est comment gérer un environnement fondamentalement positif pour les actions internationales, mais avec davantage de volatilité. La réponse est la diversification : diversification en termes de secteurs, de valeurs, de régions et également de tailles de capitalisation boursière. Mais diversifier ne veut pas dire diluer les convictions. Les convictions sont le moyen de générer de la performance de long terme. Et là, c’est le domaine réservé de la gestion active.
Les actions internationales sont un savoir-faire de plus de 35 ans chez Carmignac, à travers notre fonds Carmignac Investissement, qui compte aujourd’hui 4 milliards d’euros d’encours sous gestion. Ce fonds a fait son succès à travers sa capacité à identifier des entreprises à travers le monde qui bénéficient de tendances de long terme prospères.
Le fonds affiche une performance dans le premier quart de sa catégorie Morningstar, que ce soit sur un an ou sur trois ans. Et quand on regarde son horizon d’investissement à cinq ans, il génère une performance de plus de 73 %.
Cette longévité, il faut la maintenir. C’est pour cela que nous attirons de nouveaux talents. Dans ce cadre, Christopher Barrett nous a rejoints en 2024 pour reprendre la gestion du fonds. Christopher a une très forte expérience dans la gestion. Il a couvert des actions européennes, émergentes et matières premières avant de prendre en main un fonds actions internationales en 2016. Il gérait plus de 30 milliards d’euros d’actifs avec un track record exemplaire.
Ce qu’il va apporter à Carmignac Investissement, c’est sa capacité à aller en dehors des sentiers battus, sa capacité à étudier les chaînes de valeur pour trouver les pépites souvent délaissées des investisseurs.
Pour les investisseurs un peu plus frileux à l’idée d’investir dans les actions internationales, nous avons Carmignac Investissement Latitude, qui investit dans Carmignac Investissement, mais dans lequel vous déléguez la gestion de l’exposition aux actions à Frédéric Leroux. Il a cette capacité d’aller de 0 à 100 % d’exposition en fonction des conditions de marché.
Chez Carmignac, nous sommes convaincus que l’intelligence artificielle devrait rester le thème d’investissement de la décennie. En revanche, ce que l’on a vu sur les dernières semaines, c’est que le positionnement des investisseurs est extrêmement concentré autour d’un petit nombre d’acteurs, Nvidia et les autres Magnificent.
Au cours des derniers mois, Christopher Barrett a donc vraiment essayé de diversifier ce portefeuille tech en étudiant la chaîne de valeur pour trouver des entreprises de niche, mais néanmoins essentielles à tout cet écosystème de l’intelligence artificielle.
Il va trouver des entreprises, notamment en Asie, qui affichent des valorisations beaucoup moins élevées que leurs homologues américaines et qui pourtant sont clés. On peut citer Elite Material, une entreprise taïwanaise clé dans la contribution à la production des circuits intégrés importants pour les puces de l’intelligence artificielle.
Il n’y a pas que de la tech. La plus forte surpondération du fonds se situe dans la santé, où l’on a un portefeuille d’entreprises extrêmement diversifié, mais qui ont toutes en commun la visibilité sur leurs bénéfices à venir et des potentiels de croissance extrêmement intéressants. On va des entreprises les plus innovantes à celles avec des croissances plus stables, comme dans l’assurance santé ou les grands acteurs de la distribution de médicaments aux États-Unis.
Il y a aussi cette capacité de Christopher à aller en dehors des sentiers battus. Il recherche des petites entreprises de niche, que ce soit dans le secteur industriel ou financier, et également une exposition aux petites et moyennes capitalisations, que ce soit aux États-Unis, en Europe ou en Asie.