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Entretien avec Thomas Giudici sur Zoom sur Rendement Sélection 2030, une approche obligataire plutôt prudente pour « capter des..
Thomas Giudici : Rendement Sélection 2030.
Le marché obligataire européen se porte plutôt bien depuis le début de l’année. Après, il y a quand même une différenciation à faire entre les composantes de crédit, qui ont eu d’assez bonnes performances, justement parce qu’il y a eu un resserrement des spreads depuis le début de l’année.
C’est vrai que l’on peut se poser la question : si les niveaux de spreads sont bas, c’est vrai que c’est le cas. Mais si l’on considère que le pire est derrière nous et que la croissance européenne va plutôt avoir tendance à repartir, on peut plutôt être confiant sur ces niveaux.
Sur la partie taux, c’est vrai que l’on a connu une hausse des taux depuis le début de l’année parce que l’on a reprisé successivement les baisses de taux à venir des banques centrales. Nous, on est néanmoins confiants sur le processus de désinflation et on pense que les banques centrales vont bien baisser leurs taux d’ici la fin de l’année.
Nous, on pense que oui, clairement, parce que les taux de rendement sont toujours assez attractifs sur l’obligataire. Ce ne sont pas les taux de rendement que l’on a pu connaître en fin d’année dernière. Néanmoins, quand on regarde par rapport aux dernières années, on est quand même sur des points hauts.
Comme je l’ai dit, sur les primes de risque, on est plutôt assez resserré, mais il y a la composante taux qui compense assez fortement. Quand on regarde ce que cela donne en termes de rendement, sur l’investment grade euro global, on est légèrement au-dessus de 4 %. Sur du high yield, on est entre 6 % et 7 %.
Il y a une distinction à faire entre les différentes notations. Quand on regarde le double B, donc plutôt le haut du high yield, on est aux alentours de 5 %. Sur le single B, c’est plutôt 7 %. Ce sont quand même des niveaux que l’on juge attractifs. Le fonds à échéance permet toujours de capturer ce rendement sur l’obligataire.
Exactement, nous avions lancé Rendement Sélection 2027, dont la période de commercialisation s’est terminée en début d’année. Vu que la fenêtre est toujours ouverte, nous avons voulu lancer un peu son successeur.
Nous avons gardé exactement le même cahier des charges, c’est-à-dire que nous voulons un fonds beaucoup plus prudent que la majorité des concurrents. Prudent, cela veut dire déjà 50 % d’investment grade. Cela rehausse la qualité crédit du portefeuille, mais cela permet aussi d’élargir considérablement l’univers d’investissement.
Sur le high yield, nous ne faisons pas de notation inférieure à B-, pas de triple C. Enfin, nous ne faisons pas de perpétuel, parce que nous voulons vraiment respecter la maturité finale du fonds.
2030, c’est finalement la seule différence par rapport à son prédécesseur. La deuxième différence, c’est qu’il n’y aura pas de période de commercialisation cette fois-ci, pour permettre aux investisseurs de saisir les opportunités de marché quand ils le souhaitent.