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Fidelity International questionne la pertinence du portefeuille 60/40, pilier historique de l'allocation, dans un monde plus incertain et inflationniste. Diversification élargie, gestion active et ETF nouvelle génération s'imposent comme alternatives.
Le portefeuille 60/40, longtemps pilier de l’investissement, vacille face à un monde plus incertain, fragmenté et inflationniste. Diversification élargie, gestion active et ETF nouvelle génération s’imposent désormais comme les nouveaux standards.
Une analyse proposée par Fidelity International
Pendant des décennies, le portefeuille classique 60/40 offrait une architecture simple :
Ce schéma a particulièrement bien fonctionné entre 2000 et 2020, période durant laquelle les actions et les obligations d’État affichaient souvent une corrélation négative.
Nous évoluons désormais dans un régime où l’inflation joue un rôle plus déterminant dans les dynamiques macroéconomiques et où la corrélation entre actions et obligations devient plus volatile. Cela signifie que l’exposition à la duration constitue une couverture moins fiable contre le risque actions.
Par ailleurs, la fragmentation géoéconomique transforme les sources d’opportunité : réorganisation des chaînes de valeur, politiques industrielles plus actives, montée des tensions géopolitiques… Résultat : davantage de dispersion entre régions, secteurs et trajectoires de flux de trésorerie. Dans ce contexte, une allocation concentrée, dominée par la capitalisation boursière américaine et reposant sur un seul pilier obligataire, apparaît moins robuste. Une approche alternative devient nécessaire.
Le contexte actuel ne suit plus un cycle mondial uniforme. On observe une croissance hétérogène, des trajectoires inflationnistes divergentes, des arbitrages politiques plus complexes.
Aux États-Unis, de solides bénéfices ont soutenu l’appétit pour le risque, mais les valorisations restent élevées et l’incertitude liée à la politique économique persiste. Cela élargit la gamme des scénarios possibles et accroît l’incertitude des investisseurs, même si le scénario de base demeure positif.
En Europe, la désinflation et une potentielle impulsion budgétaire ouvrent des opportunités ciblées, mais les risques politiques demeurent importants pour la construction et la couverture des portefeuilles.
Les marchés émergents profitent d’un sentiment amélioré et de valorisations attractives, tout en restant sensibles au dollar et aux conditions financières mondiales.
Pour la construction de portefeuille, le message central est clair : la diversification ne consiste plus à maintenir deux grandes classes d’actifs, mais à combiner plusieurs moteurs de performance, en tenant compte des profils de risque, des comportements de corrélation et de la liquidité en période de tension.
Dans ce régime plus fragmenté, deux priorités s’imposent :
Plusieurs leviers peuvent contribuer à ces objectifs, avec une gestion active fondée sur la recherche est cœur de la stratégie. Face à la concentration croissante liée au leadership technologique et aux méga-capitalisations américaines, l’approche active permet de mieux gérer les risques idiosyncratiques.
Si cela peut offrir aux portefeuilles une base plus solide en termes de stabilité et de rendement, d’autres leviers peuvent également renforcer leur résilience. Les obligations demeurent un élément central d’un portefeuille rééquilibré, d’autant que la hausse des rendements a amélioré leur capacité à générer un revenu réel. Toutefois, elles ne devraient plus constituer la seule allocation défensive : l’ajout de solutions axées sur le revenu au sein d’autres classes d’actifs, comme les actions, peut également offrir des avantages attractifs en termes de rendement ajusté du risque.
De même, dans un environnement de corrélation plus élevée, des diversificateurs alternatifs peuvent être mobilisés afin de différencier les sources de performance et d’ajouter de la résilience lorsque cela est possible. Par ailleurs, la couverture de change peut être utilisée pour tenir compte de l’évolution des dynamiques entourant le dollar américain, dont la fonction de valeur refuge est remis en question.
Dans un environnement macroéconomique et géopolitique qui évolue rapidement, les allocations doivent pouvoir s’ajuster avec la même agilité. Les ETF facilitent ces réallocations et offrent aux investisseurs un moyen flexible d’accéder aux marchés - ou d’en sortir - grâce à des solutions modulaires, comme brique de construction.
Une approche permet également de refléter les évolutions structurelles requises par les portefeuilles modernes :
Les ETF de Fidelity, fondés sur la recherche, peuvent servir de piliers essentiels ciblant des résultats précis sur un large éventail de marchés et de classes d’actifs. Ils combinent les avantages des fonds traditionnels dans un format ETF efficace. Ils constituent ainsi un moyen flexible, transparent et à moindre coût pour intégrer les analyses propriétaires de Fidelity dans les portefeuilles d’investissement.