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Hebdo Sans appel, la semaine passée, Donald Trump est donc devenu le 47 ème Président des États-Unis après en avoir été le 45 ème .
Hebdo
\n\nSans appel, la semaine passée, Donald Trump est donc devenu le 47ème Président des États-Unis après en avoir été le 45ème. Un nouveau bail de quatre ans à la Maison Blanche qui, outre l'occasion de refaire la décoration du Bureau ovale, va lancer un programme économique qui met déjà en ébullition les oracles financiers. Avec, en mesure majuscule, une hausse des droits de douanes (de 10 % à 20 %) sur les produits « Not made in USA ». Un protectionnisme qui, intuitivement, n'est pas sans interroger sur la tangente future de l'inflation outre-Atlantique. Et, en pointillés, sur les relations avec la Fed qui devra, dans cette éventualité, maintenir des taux élevés. Pour le consommateur américain, cela pourrait s'apparenter au changement dans la continuité. Indifférent aux tombereaux de dollars distribués par l'administration Biden en raison de la flambée concomitante des prix, celui-ci pourrait tout autant ne pas sentir les baisses d'impôts promises par Trump en raison du revers inflationniste de l'America First. En définitive, les États-Unis pourraient bien, dans ces conditions, demeurer le pays où la vie est plus chère.
\n\nQu'importe ! De ce côté-ci de l'Atlantique, c'est bien le cadet de nos soucis. Car les implications d'une autarcie économique américaine devraient se compter ici en point - un demi, selon les premières estimations de Goldman Sachs - de pourcentage d'un PIB déjà déplumé. De quoi s'interroger sur la dynamique européenne pour les quatre années à venir… Les dirigeants européens vont-ils enfin sortir de leur déni d'isolement ? Parviendront-ils à resserrer les rangs ? En clair, est-ce que l'Europe est en mesure de développer ses propres anticorps ? Actuellement, rien n'est moins sûr. Et pourtant, il y a des raisons de ne pas désespérer. Dans un récent passé (Trump I, Covid), le Vieux continent a montré qu'il n'est jamais aussi résilient que face à l'adversité. Par ailleurs, avec le rapport Draghi, il a désormais sur la table un cadre et une feuille de route pour renaître de ses cendres économiques. Ne reste plus que la volonté politique. Et, dans ce sens, l'évolution du contexte allemand - vote de confiance à venir et, probablement, législatives anticipées - dans les mois qui viennent, sera déterminante.
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