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À trop fixer l'horizon de taux, les marchés n'auraient-ils pas perdu en acuité ?. Au point de faire l'impasse sur l'actualité géo-chlorhydrique ?
À trop fixer l'horizon de taux, les marchés n'auraient-ils pas perdu en acuité ? Au point de faire l'impasse sur l'actualité géo-chlorhydrique ? C'est simple, il ne se passe plus une semaine sans un nouveau vol noir de corbeaux sur les plaines de l'actualité… Avec l'Ukraine et le Moyen-Orient, la charge mentale était déjà lourde. Mais, désormais, c'est Pékin qui se tâte à ouvrir un nouveau front au large de ses côtes en envoyant, la semaine passée, sa navale autour de Taïwan. Parallèlement, dans un remake de James Bond, les États-Unis accusaient la Russie de jouer à GoldenEye avec une "arme spatiale" en orbite terrestre basse. À ce rythme, l'horloge de l'apocalypse aura sonné minuit avant que les investisseurs n'aient pu voir la couleur d'un assouplissement monétaire. Et ce monde géopolitique au bord de la crise de nerfs ne va pas mieux sur le front économique. Droits de douanes multipliés par quatre aux États-Unis sur les véhicules électriques chinois. Velléités d'en faire autant en Europe en raison d'un déficit commercial béant avec la Chine et de soupçons de concurrence déloyale…
\n\nBref, on a connu des jours meilleurs. Mais, à l'évidence, les investisseurs n'en ont cure. Obnubilés par les indicateurs macros susceptibles de valider leur prophétie accommodante - loin d'être autoréalisatrice -, seule l'anomalie financière des résultats trimestriels de Nvidia peut trouver grâce à leurs yeux. Il est loin le temps où les indices boursiers tournaient de l'œil aux moindres bruits de bottes. Algorithmés par un tempo monétaire incertain et égocentrés sur le pari d'une thématique artificiellement intelligente, les marchés semblent faire l'autruche et en oublieraient presque l'essentiel. Ces phases de stress n'ont jamais accouché de lendemains lyriques. Et encore moins déflationnistes. Car la montée des tensions incite surtout les protagonistes à se constituer des réserves stratégiques. Résultat, les cours des matières premières s'envolent. Comme ceux - très symptomatiques - du cuivre qui, outre les besoins liés à la transition énergétique, flambent de plus belle sur le brasier géopolitique à plus de 10 000 dollars la tonne (graphique). Des facteurs aux effets secondaires inflationnistes que les récents records indiciels semblent minorer. Ou simplement ignorer.
\n\nLe graph. de la semaine
\n\nLe cuivre proche de ses plus hauts historiques sur 5 ans
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Performances
\n\nClasses d'actifs
\n\nÀ l'exact inverse de la semaine précédente, toutes les classes d'actifs ont terminé dans le rouge. Comme si la hausse sans conviction qui prévalait une semaine auparavant cachait, en réalité, une forme de fébrilité. Dans un attentisme certain sur la première partie de la semaine, les investisseurs ont, dans un second temps, douté d'un avenir accommodant à la lecture d'indicateurs faisant montre notamment d'une accélération de l'activité en Europe (PMI). Parallèlement, malgré la hausse continue de matières premières, le pétrole a signé sa cinquième semaine consécutive de baisse - le baril (Brent) concluant, vendredi, à 82 dollars le baril.
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Actions
\n\nÀ l'évidence, les investisseurs ne savaient pas trop sur quel pied danser la semaine passée. Dans l'attente des "Minutes" de la Fed et des derniers résultats d'entreprises, ils ont fait montre d'une certaine prudence. Si les trimestriels de Nvidia ont été, une fois encore, un motif de satisfaction, leur désenchantement était palpable à la publication des PMI européens ou encore des inscriptions hebdomadaires au chômage (US). Au final, seuls les marchés américains tirent leur épingle de la tendance générale. À l'exact inverse de la semaine précédente, Asie-Pacifique et marchés émergents signent les deux plus fortes baisses.
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Obligations
\n\nLe compartiment obligataire n'a pas été épargné par les craintes à l'égard des perspectives monétaires. Comme une ritournelle familière depuis un certain temps maintenant, c'est l'investment grade qui signe la plus forte baisse hebdomadaire. Seul le haut rendement parvient à conclure dans le vert, confortant ainsi sa première place au classement général qui prévaut depuis janvier, devant le court terme et les obligations les mieux notées.
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Bien entendu, témoins d'une accélération de l'activité en Europe et d'une robustesse du marché du travail outre-Atlantique, les derniers indicateurs conjoncturels ont, une nouvelle fois, semé le trouble sur les anticipations de taux. Du reste, le mouvement sur les taux longs n'a pas été très significatif. À noter, en revanche, que ce regain de tension sur l'obligataire a permis en fin de semaine au deux ans allemand de toucher un plus haut de six mois.
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Marché des changes
\n\nL'ensemble des facteurs qui ont animé la semaine passée - favorisant tantôt le dollar tantôt l'euro -, ont finalement permis aux deux devises de se neutraliser. Restées inchangées, elles donnent l'occasion à la paire de se maintenir sur le seuil des 1,08. Après sa phase de stabilisation la semaine précédente autour des 155 yens pour un dollar, la devise nippone a cédé de plus belle un peu de terrain face au billet vert, terminant la semaine à 157 yens pour un dollar.
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À surveiller cette semaine
\n\nLundi : Discours d'Ueda (BoJ), climat des affaires-IFO (All).
\nMardi : IPC core-BoJ (Jp), confiance des consommateurs-Conference Board (US).
\nMercredi : Confiance des consommateurs-Gfk, IPC (All), ventes au détail-Redbook (US), Beige Book (Fed).
\nJeudi : Confiance des consommateurs, climat des affaires, sentiment économique et industriel, taux dechômage (UE), PIB-T1, inscriptions hebdomadaires au chômage, stocks de brut (US), discours de Bailey (BoE).
\nVendredi : IPC, taux de chômage, production industrielle et ventes au détail (Jp), PMI manufacturier, services et composite (Chi), IPC, PIB-T1, IPP (Fra), IPC et IPC core (UE), PCE core, revenus et dépenses des ménages (US).
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