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L'assouplissement des règles de Bâle III aux États-Unis pourrait libérer plus de 200 milliards de dollars de capitaux excédentaires pour les grandes banques de Wall Street. JP Morgan, Goldman Sachs et Citigroup pourraient renforcer dividendes, rachats d'actions et opérations de fusions-acquisitions.
L’assouplissement des règles de Bâle III aux États-Unis pourrait libérer un véritable trésor pour les grandes banques de Wall Street. En réduisant les exigences en fonds propres d’environ 4,8 %, les régulateurs américains ouvrent la voie à plus de 200 milliards de dollars de capitaux excédentaires, que les établissements pourront désormais utiliser plus librement.
Plusieurs options sont déjà envisagées. Les banques pourraient d’abord renforcer les rémunérations des actionnaires via des dividendes et des rachats d’actions. Elles pourraient aussi financer davantage d’opérations de fusions-acquisitions, ou encore relancer le crédit aux entreprises, notamment face à la montée du financement non bancaire.
Les grandes institutions sont particulièrement concernées. JP Morgan pourrait voir ses excédents dépasser 75 milliards de dollars, tandis que Goldman Sachs, Citigroup ou Bank of America disposent aussi de marges significatives.
Si cette réforme est saluée par le secteur bancaire, elle suscite des inquiétudes. Certains analystes redoutent une dégradation de la qualité du crédit si les banques prennent plus de risques. Par ailleurs, cet assouplissement crée un décalage avec l’Europe, où les règles restent plus strictes, au risque de désavantager les établissements européens.
En toile de fond, Washington cherche à redonner du souffle au système bancaire traditionnel face à la concurrence de la finance non régulée.