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Après un mois d'avril sans espoir de lendemains accommodants, le printemps boursier semble enfin arrivé !
Après un mois d'avril sans espoir de lendemains accommodants, le printemps boursier semble enfin arrivé ! La semaine passée, les premiers signes de reflux de l'inflation aux États-Unis donnaient lieu à une poussée de sève indicielle. Mais au-delà de l'euphorie suscitée par l'infime conviction d'une détente monétaire américaine cette année, d'autres nouvelles justifiaient aussi cette envolée lyrique. En l'occurrence, la décision de Pékin de mettre enfin les mains dans le cambouis. Finies les tapettes à mouche pour terrasser son léviathan immobilier. Finis les enduits cachant la misère d’un secteur sinistré par un séisme d’ampleur. Semblant enfin avoir pris la mesure du parpaing sous lequel suffoque la croissance chinoise, les autorités du pays ont, cette fois-ci, fait dans le gros œuvre. Pas la Grande Muraille, mais presque. Un plan en béton armé autorisant collectivités locales comme entreprises d'État à acheter les nombreux appartements invendus dans le pays. Par "autorisation", entendez "recommandation appuyée". Car les gouvernements locaux ne roulent pas vraiment sur l'or. Loin s'en faut. Mais ils devraient vraisemblablement pouvoir se financer en utilisant des prêts de l'État.
\n\nC'est dire ! Si Pékin mouille enfin la chemise, c'est pour endiguer la chute des prix de l'immobilier qui ont encore reculé de 4,3 % sur le premier trimestre. L'opération est destinée à rétablir la confiance des ménages dont le patrimoine dépend beaucoup de ce secteur en perdition où les invendus représentaient plus de 3,5 milliards de mètres carrés à la fin de l'année dernière. Et peu importe si l'opération pourrait coûter les yeux de la tête - pas loin de 1 000 milliards de dollars, selon certaines estimations. Visée, la semaine passée, par une nouvelle hausse des droits de douanes de la part de Washington, la Chine a impérativement besoin de rallumer son moteur domestique et mettre son économie à l'abri des contingences commerciales internationales. Si l'on ajoute à ce plan en béton armé, l'assouplissement des règles hypothécaires ou encore l'allègement des restrictions à l'encontre de certains secteurs (soutien scolaire, jeux en ligne…), Pékin pourrait bien être finalement en mesure de remettre plus rapidement que prévu son économie sur les rails de la croissance.
\n\nLe graph. de la semaine :
\n\nTaux moyen d’emprunt immobilier en Chine
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Performances
\n\nClasses d'actifs
\n\nSans véritable orientation - exception faite des matières premières - toutes les classes d'actifs ont terminé dans le vert la semaine passée. Une tendance qui traduit bien l'indécision des investisseurs quant à l'horizon monétaire cette année. Si les premiers signes de reflux de l'inflation aux États-Unis ont soutenu les indices dans un premier temps, dans un second, le calendrier d'assouplissement de la BCE semait le doute. Au final, seules les matières premières se distinguent à la hausse. Portés par un regain d'appétit pour le risque, les cours du cuivre et de l'or notamment étaient en nette progression. Ceux du pétrole ont repris deux dollars sur la semaine pour terminer à 84 dollars le baril (Brent).
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Actions
\n\nToutes les zones géographiques ont terminé en hausse la semaine passée. Une tendance générale qui cache néanmoins certaines disparités. Si les marchés occidentaux ont encore vu leurs indices décrocher de nouveaux records de valorisation, leur appréciation hebdomadaire est finalement restée limitée. En revanche, les marchés émergents et l'Asie-Pacifique se distinguent plus nettement. Les premiers profitent du renforcement d'une possible baisse des taux américains cette année et de l'affaiblissement concomitant du dollar, et la seconde, des annonces faites par Pékin.
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Obligations
\n\nEn dépit du net regain d'appétit pour le risque qui a surtout entouré les matières premières, le compartiment obligataire n'était pas en reste la semaine passée. Tous les segments ont progressé, la palme revenant - comme souvent - au high yield. Avec cette nouvelle hausse, les obligations dans leur ensemble - restées inchangées la semaine précédente - signent une troisième semaine consécutive dans le dur.
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Le premier recul de l'inflation aux États-Unis en 2024 conjugué à un discours plutôt rassurant de Powell en début de semaine ont, une nouvelle fois, fait bouger les anticipations. Le renforcement de la perspective d'une baisse des taux américains cette année s'est traduit par une légère détente (8 pb) du 10 ans US. En revanche, le doute sur la trajectoire des taux européens au-delà de juin a semé le doute et laissé les rendements des emprunts d'État inchangés en Europe.
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Marché des changes
\n\nMécaniquement, l'évolution des anticipations sur l'horizon de taux aux États-Unis n'a pas été sans conséquence sur le billet vert. La perspective d'un virage accommodant cette année a affaibli le dollar qui a, notamment, cédé du terrain face à l'euro. Au terme de la semaine, la paire revient sur le seuil des 1,08. Quinze jours après la vraisemblable intervention de la BoJ sur le marché des changes pour endiguer la chute du yen, la devise nippone est restée stable autour des 155 yens pour un dollar.
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À surveiller cette semaine
\n\nLundi : Taux préférentiel de prêt (PBoC).
\nMardi : IPP (All), discours de Lagarde (BCE), réunion de l'Eurogroupe (UE), ventes au détail-Redbook (US), discours de Bailey (BoE).
\nMercredi : Indice Reuters Tankan (Jp), IPC core, IPP, IPC (GB), réunion de politique non monétaire et discours de Lagarde (BCE), ventes de logements existants et stocks de brut (US), "Minutes" (Fed).
\nJeudi : PMI manufacturier et services (Jp), PMI manufacturier, services et composite (Fra, All, UE, GB, US), confiance des consommateurs (UE), permis de construire, inscriptions hebdomadaires au chômage, ventes de logements neufs (US).
\nVendredi : Confiance des consommateurs-Gfk et ventes au détail (GB), IPC (Jp), PIB-T1 (All), commandes de biens durables (US)
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