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Entre démonstrations de force géopolitiques, optimisme monétaire parfois aveugle et marchés américains au sommet, le début de l’année 2026 impose déjà aux investisseurs de revoir leurs.
Entre démonstrations de force géopolitiques, optimisme monétaire parfois aveugle et marchés américains au sommet, le début de l’année 2026 impose déjà aux investisseurs de revoir leurs certitudes et leurs priorités.
Le point hebdo de Fidelity International daté du 12 janvier 2026
2026 débute sous tension géopolitique, avec un impact immédiat sur la perception du risque mais encore limité sur les prix de l’énergie.
Les marchés actions continuent de progresser, portés par l’espoir d’une politique monétaire accommodante malgré des valorisations élevées.
Les matières premières et les marchés non américains retrouvent un intérêt stratégique dans un contexte d’incertitude croissante.
Ah le mois de janvier, ses interminables vœux de bonheur, de réussite - sans oublier la santé -, sa détox précipitée et ses bonnes résolutions. Sur ce dernier point, Donald Trump n'a pas tardé à lever le voile sur les siennes : faire de l’année qui s’ouvre une version en réalité augmentée de celle qui vient de s’achever. Avec, en ouverture, son coup d'éclat militaire américain au Venezuela aux premières heures de 2026. De quoi dégriser illico des investisseurs qui, le temps d’une coupe de champagne et d’une part de bûche, s’étaient écartés de ces contingences géopolitiques.
Alors, certes, le ghosting de Maduro et la promesse de transformer son pays en une station-service américaine flambant neuve dans un délai encore inconnu, ne va pas changer la face du baril dans les mois qui viennent. Néanmoins, cet épisode donne un bon avant-goût de ce que pourrait être la deuxième année de mandat du président américain.
Un augure d’autant plus prédictible qu’à mesure que l’année va s’égrener, l’occupant du Bureau ovale va être sous la pression politique croissante des midterms. Pas sûr, dans ces conditions, que l’intéressé y gagne en sérénité. Ni les marchés. Surtout si, sur le front monétaire, il entend bel et bien devenir ventriloque de la Fed. Autant dire, d’emblée, que 2026 ne va pas manquer de sel.
Les intervenants ont beau se voiler la face en gardant la tête dans le guidon des taux directeurs, il faudra bien qu’ils conviennent à un moment donné que la prime de risque sur les marchés américains est modique au regard de cet environnement. Et que leur valorisation est un tantinet excessive - sans véritable raison, le Dow Jones et le S&P 500 ont touché la semaine passée de nouveaux Everest…
Les investisseurs seraient bien avisés de prendre, eux aussi, de bonnes résolutions. À commencer par aller chercher, comme l'an dernier, des sources d'inspiration (sectorielles ou thématiques) en dehors du marché américain. Ou encore d'accorder un peu plus d'intérêt aux matières premières sachant que le contexte géopolitique devrait motiver chacun à sécuriser ses sources d'approvisionnement.
Pour la première semaine pleine de cotation, toutes les classes d'actifs ont terminé en nette hausse. Malgré un indéniable appétit pour le risque, le compartiment obligataire est aussi parvenu à s'apprécier. Difficile dans ces conditions de dégager une tendance claire.
Si ce n'est que, côté actions, les investisseurs continuent de miser sur une nouvelle détente monétaire de la Fed. Côté matières premières, les derniers développements géopolitiques incitent les acteurs à sécuriser leurs sources d'approvisionnement, ce qui tend à soutenir les cours. Ceux du pétrole étaient d'ailleurs à la hausse la semaine passée. Le prix du baril de Brent est parvenu, vendredi, à rebondir au niveau de 63 dollars.
Tendance prémonitoire pour 2026 ? Optimisme exagéré ? À l'évidence, rien dans l'actualité économique n'était de nature à souffler une tendance haussière aussi tranchée. Pour autant, reprenant leur idée fixe de fin d'année, les investisseurs continuent de croire à la poursuite d'une politique monétaire accommodante de la Fed, contribuant ainsi à soutenir les marchés.
Les discussions en vue d'un rachat de Glencore par Rio Tinto ont aussi aiguisé les appétits, suggérant que l'année pourrait aussi être animée par des opérations de fusions-acquisitions. Au final, si des indices comme le DAX, le Dow Jones ou le S&P 500 ont touché de nouveaux plus hauts historiques, c'est le Japon qui a signé la plus forte hausse hebdomadaire.
Comme d'autres actifs refuges - à l'instar de l'or qui a touché un nouveau record en passant allègrement le seuil des 4 500 dollars l'once - le compartiment obligataire s'est aussi apprécié en dépit de l'appétit des investisseurs pour le risque. À l'instar du haut rendement qui profite de la forte tendance sur les actions. Mais surtout de l'investment grade qui s'adjuge la même performance hebdomadaire.
Comme l'an dernier, le high yield fait la course en tête au classement général suivi désormais par les obligations les mieux notées.
La prudence des intervenants, malgré l'appétit pour le risque, s'est également constatée sur le front souverain ou les rendements des emprunts d'État à 10 ans se sont inscrits en repli. Si la tendance est lisible sur les 10 ans américain qui recule de 2 pb sur la semaine, elle est encore plus marquée en Europe. Son pendant allemand cède 7 pb sur la semaine tandis qu'en France, l'OAT de même maturité recule de 8 pb.
Sur le marché des changes, la première semaine complète de l'année a été marquée par un léger repli de l'euro qui s'est déprécié face aux principales devises - tout comme les premiers jours de 2026, la semaine précédente. Notamment face au dollar qui, parallèlement, profitait de certains indicateurs économiques. De sorte que la paire euro-dollar est retombée sur le seuil des 1,16.