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La guerre en Iran ravive la volatilité sur les marchés mondiaux et fait grimper les prix de l’énergie, alimentant les craintes d’un choc comparable à celui provoqué par l’invasion de.
La guerre en Iran ravive la volatilité sur les marchés mondiaux et fait grimper les prix de l’énergie, alimentant les craintes d’un choc comparable à celui provoqué par l’invasion de l’Ukraine. Entre risque d’escalade régionale et scénarios d’apaisement rapide, les investisseurs tentent d’évaluer les conséquences possibles sur la croissance mondiale et l’inflation.
Une analyse de mars 2026 signée Arun Sai, Senior Multi Asset Strategist chez Pictet Asset Management
La guerre en Iran a provoqué une hausse des prix de l’énergie et un repli des marchés actions, ravivant les craintes d’un choc énergétique mondial.
Malgré ces tensions, l’économie mondiale est aujourd’hui moins dépendante du pétrole qu’au moment des crises pétrolières des années 1970.
L’évolution du sentiment des investisseurs pourrait jouer un rôle aussi important que les prix de l’énergie dans la volatilité des marchés.
La guerre en Iran a entraîné un regain de volatilité sur les marchés financiers et un repli sur les valeurs refuge. Quelles sont les portes de sortie possibles et avec quels impacts sur la croissance et l’inflation ?
La guerre en Iran et le risque qu’elle débouche sur un conflit régional plus large ont bouleversé les marchés financiers mondiaux. Les prix du pétrole et du gaz européen ont fortement augmenté, tandis que les marchés boursiers ont enregistré de nettes baisses.
La crainte dominante est que le monde soit sur le point de connaître un choc négatif sur les prix de l’énergie aussi violent que celui observé après l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Même si cette hypothèse ne peut être totalement exclue, elle ne constitue pas notre scénario central. Il est rare que les crises géopolitiques infligent des dommages durables à la croissance et aux marchés financiers ; la seule exception majeure a été la crise pétrolière des années 1970, et rien n’indique aujourd’hui une répétition de cet épisode.
L’économie mondiale est beaucoup moins dépendante du pétrole qu’à l’époque. Les États-Unis sont exportateur net de produits pétroliers, tandis que les approvisionnements mondiaux en brut sont abondants et que les réserves restent à des niveaux raisonnables.
Ainsi, même si le prix du pétrole brut augmentait de 30 %, cela ne retrancherait qu’environ 0,2 point de pourcentage à la croissance du PIB mondial et n’augmenterait l’inflation que d’un peu plus d’un point de pourcentage.
Mais le pétrole n’est pas le seul facteur en jeu. Le sentiment des investisseurs constitue un autre élément important, et sur ce plan les marchés semblent plus vulnérables.
Les actions et les autres actifs plus risqués se trouvaient dans un équilibre fragile dans les semaines ayant précédé la frappe militaire américano-israélienne contre l’Iran. Les marchés étaient tiraillés entre, d’un côté, l’amélioration des fondamentaux macroéconomiques et, de l’autre, une perte de confiance dans les perspectives des valeurs technologiques américaines. Pour cette raison, les marchés actions pourraient se révéler plus volatils qu’ils ne l’auraient été autrement.
Afin de mieux comprendre comment la situation pourrait évoluer, nous avons mené une analyse explorant différents scénarios de conflit.
À une extrémité du spectre, le conflit prend fin rapidement, l’Iran en sort militairement affaibli mais son régime actuel demeure en place. Dans le scénario le plus extrême, nous envisageons ce qui pourrait se produire dans l’hypothèse peu probable où la guerre s’étendrait au-delà de la région.