Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Aux États-Unis, le projet de loi CLARITY Act cristallise les tensions entre banques traditionnelles et acteurs des cryptomonnaies.
Aux États-Unis, le projet de loi CLARITY Act cristallise les tensions entre banques traditionnelles et acteurs des cryptomonnaies. Actuellement débattu au Sénat, ce texte envisage d’autoriser les plateformes d’échange à verser des intérêts aux particuliers détenant des stablecoins, ces cryptomonnaies indexées sur le dollar ou l’euro. Une évolution perçue par le secteur bancaire comme une menace directe pour son modèle économique.
Jusqu’ici, les émetteurs de stablecoins investissaient les fonds collectés (notamment en bons du Trésor américain ou autres actifs) sans pouvoir redistribuer les rendements aux détenteurs. Or ces activités se révèlent extrêmement lucratives, certains émetteurs affichant des profits records. La perspective de partager ces revenus avec les utilisateurs inquiète fortement les banques, qui redoutent une fuite massive des dépôts traditionnels vers les stablecoins rémunérés.
Les associations bancaires alertent sur des milliers de milliards de dollars de dépôts potentiellement menacés, avec un risque particulier pour les banques régionales, très dépendantes de ces ressources pour financer l’économie locale, l’agriculture ou les petites entreprises. Sous cette pression, une clause clé du texte a été retirée début janvier, provoquant la colère des plateformes crypto, qui dénoncent un recul face au lobby bancaire.
Ce bras de fer illustre un enjeu central : l’équilibre futur entre innovation financière, stabilité du système bancaire et accès à une rémunération plus attractive pour l’épargne des particuliers.