Actions
1Obligations
1Flexibles
1Perf. absolue
1L'essentiel de l'actualité patrimoniale et financière pour les CIF, chaque matin dans votre boîte mail.
Selon Rexecode, la charge de la dette française pourrait doubler d'ici 2030, passant de 60 à plus de 120 milliards d'euros. La guerre en Iran et la remontée des taux aggravent une situation budgétaire déjà tendue.
La guerre en Iran pourrait aggraver significativement la situation budgétaire française. Selon l’institut Rexecode, la charge de la dette pourrait doubler d’ici 2030, passant d’environ 60 à plus de 120 milliards d’euros, soit près de 3,5 % du PIB.
Ce scénario repose sur un double effet. D’une part, le conflit alimente les tensions inflationnistes et pousse les taux d’intérêt à la hausse. D’autre part, la France doit continuellement refinancer une dette massive dépassant 3.500 milliards d’euros. Or, chaque nouvelle émission se fait désormais à des conditions moins favorables.
Les hypothèses initiales du gouvernement apparaissent fragilisées. La trajectoire de réduction du déficit semble compromise, tandis que les taux à 10 ans, attendus autour de 3,7 % à 3,8 %, dépassent déjà ces niveaux. Résultat : la marge de manœuvre budgétaire se réduit fortement.
L’impact est mécanique et rapide. Une hausse d’un point des taux coûte plusieurs milliards supplémentaires chaque année, avec un effet cumulatif à mesure que la dette est refinancée. À terme, la charge d’intérêt pourrait atteindre un niveau comparable à celui des années 1990, mais dans un contexte bien plus contraint, avec un endettement nettement supérieur.
Cette situation pose un défi majeur pour les finances publiques. L’augmentation du coût de la dette limite la capacité de l’État à financer les priorités stratégiques, qu’il s’agisse de la transition énergétique, du numérique ou de la défense.