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L'analyse hebdomadaire de Fidelity International en date du 10 juin 2025. De part et d'autre de l'Atlantique, c'est un peu le jour et la nuit en ce moment.
L'analyse hebdomadaire de Fidelity International en date du 10 juin 2025.
\n\nDe part et d'autre de l'Atlantique, c'est un peu le jour et la nuit en ce moment. Un contraste qui n'a jamais été aussi flagrant que sur la semaine écoulée. Alors que la Fed doit se réunir prochainement pour dire de quels taux elle va se chauffer, la BCE ramenait, jeudi dernier, les siens à 2% après une nouvelle baisse d'un quart de point - la huitième en un an. Sa présidente, Christine Lagarde, laissait alors entendre que les festivités monétaires touchaient bientôt à leur fin. Rien de surprenant à cela avec un indice des prix à la consommation (IPC) revenu à 1,9% en mai. La bataille contre l'inflation, née de la reprise post-Covid et de la crise énergétique post « opération spéciale » russe dans le Donbass, semble gagnée. Enfin, pour le moment. Sur le front de l'activité, il n'y a certes pas de quoi sabler le champagne avec un PMI composite (50,2) au bord de la contraction. Mais, la révision en hausse à 0,6% du PIB en zone euro sur le premier trimestre (Eurostat) ou encore l'annonce d'un plan de 46 milliards d'euros pour relancer la croissance allemande peuvent passer pour des lots de consolation.
\n\nDeux salles, deux ambiances… Aux États-Unis, les constantes économiques n'offrent pas forcément ce réconfort. ISM manufacturier (48,5) et non manufacturier (49,9) désormais, tous deux, en phase de contraction. Inscriptions hebdomadaires au chômage en rebond (247.000). Créations d'emplois (non agricoles), certes meilleurs que prévu, mais en décélération à 139 000 sur mai… Ce n’est pas ce que l'on peut appeler un nouvel « âge d'or » pour l'Amérique. Et histoire de bien « pollockiser » le tableau, côté monétaire, il n'y a pas grand-chose à faire. Eu égard à une inflation récalcitrante - IPC attendu à 2,5% et le core à 2,9%, cette semaine. Dans ces conditions, Donald Trump a beau tancer Jerome Powell comme s'il était ministre du Travail, pour l'heure, le contexte ne plaide pas en faveur d'un horizon accommodant. A fortiori dans un contexte de guerre commerciale aux effets secondaires inflationnistes. Ce qui tend à conforter le sentiment que, vu ses problèmes économiques sur le front domestique, le président américain n'est pas dans la meilleure posture dans ses négociations avec l'Europe et la Chine.
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