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Entre emballements irrationnels et brusques retours à la réalité, les marchés financiers naviguent à vue dans un contexte géopolitique instable, oscillant dangereusement entre euphorie et prudence. Le point hebdo de Fidelity International daté du 20 avril 2026 3 points à retenir Les marchés ont atteint de nouveaux sommets malgré un contexte géopolitique incertain, révélant un optimisme jugé excessif.
Entre emballements irrationnels et brusques retours à la réalité, les marchés financiers naviguent à vue dans un contexte géopolitique instable, oscillant dangereusement entre euphorie et prudence.
Le point hebdo de Fidelity International daté du 20 avril 2026
Les marchés ont atteint de nouveaux sommets malgré un contexte géopolitique incertain, révélant un optimisme jugé excessif.
Les indicateurs économiques et les résultats d’entreprises offrent un ancrage plus rationnel face à la volatilité ambiante.
Les différentes classes d’actifs évoluent de manière contrastée, entre résilience des actions, prudence obligataire et recul des matières premières.
Parfois, on est en droit de se demander si les investisseurs n'abusent pas un peu des stupéfiants. Après l'euphorie irrationnelle sous protoxyde d'azote, il y a quinze jours, c'est un optimisme niais sous psychotrope qui dominait les échanges sur les marchés, la semaine passée. Avec des effets secondaires assez puissants pour propulser le S&P 500 et le Nasdaq a des nouveaux records - intraday - (voir graphique). Dans le contexte actuel, le phénomène relève du phénomène paranormal ou hallucinatoire. Après l'échec des négociations le week-end précédent et l'annonce d’un contre blocus américain, il n'y avait pas vraiment de quoi faire planer les indices à des cimes de valorisation. Même le véritable motif de soulagement, à savoir la réouverture du détroit d’Ormuz par Téhéran (vendredi), aurait dû être pris avec des pincettes. Au lieu de cela, les marchés ont conclu la semaine en fanfare ignorant l'éventualité - pourtant courue d'avance - qu'il ne s'agissait pas d'un épilogue. Depuis un mois et demi, les investisseurs ne semblent pas encore avoir compris - ou admis - qu'il ne faut jurer de rien dans ce conflit.
Et dans un marché algorithmé surréagissant à chaque annonce - qui, souvent, trompe énormément -, les investisseurs ont vite fait de passer du rire aux larmes. Un contexte qui commande la prudence mais aussi davantage de réalisme. Autant s'en remettre à quelque chose de plus concret. Comme les bons indicateurs économiques. À commencer par l'Empire State qui a rebondi en avril de façon surprenante (+11). Ou la production industrielle en zone euro qui, elle aussi, a surpris en progressant plus que prévu (0,4 %). Tant qu'il y en a, autant profiter des bonnes données macro. Ou des résultats trimestriels qui, à l'ouverture de la saison la semaine dernière, laissent entendre que les entreprises - en tout cas certains secteurs moteurs pour le marché - demeurent à bonne distance du souffle de la guerre. Là encore, il convient d'apprécier à sa juste valeur ce qu'il reste de bonnes nouvelles. Car aujourd'hui, plus que jamais, nul ne sait de quoi sera fait demain… Rendant un peu plus incohérent chaque emballement des marchés.
Les semaines se suivent et se ressemblent de plus en plus à mesure que la guerre joue les prolongations au Moyen-Orient. Comme la précédente, les classes d'actifs ont affiché le même encéphalogramme hebdomadaire. Une fois encore, ce sont les actions qui s'en tirent le mieux, surfant sur l'espoir d'une sortie de crise. Si les obligations se distinguent à la hausse, ce sont une nouvelle fois les matières premières qui pâtissent des soubresauts diplomatiques. À commencer par le pétrole dont les cours ont lourdement chuté en fin de semaine avec l'annonce du déblocage du détroit d'Ormuz. Vendredi, le baril de Brent a ainsi touché un plus bas en séance sous les 90 dollars.
Une fois encore, les actions ont été les plus favorisées par l'évolution du contexte sur le front de la guerre au Moyen-Orient. En dépit du fait que la situation est finalement revenue à son point de départ, certains marchés ont particulièrement profité de l'aubaine. À commencer par les indices américains qui signent la meilleure performance hebdomadaire, devant les émergents et l'Europe. Seule l'Asie est à contre-courant de la tendance générale. Depuis janvier, les marchés émergents continuent de caracoler en tête du classement général devant l'Asie-Pacifique et le Japon.
Contrairement à la semaine précédente où le compartiment obligataire était resté inchangé, il a, cette fois, profité de la prudence des investisseurs. Malgré l'envie de croire à un dénouement rapide, ces derniers sont restés sur leur garde en se couvrant davantage contre le risque. C'est logiquement l'investment grade qui profite le plus de cette quête de couverture. Le haut rendement n'est pas en reste et profite de la nette hausse des actions. Les deux segments sont au coude à coude au palmarès qui prévaut depuis le début de l'année.
Cette prudence est également palpable sur le front souverain où, d'une façon générale, la recherche de couverture contre le risque a fait reculer les rendements des emprunts d'État à long terme. Le recul a été de même ampleur de part et d'autre de l'Atlantique. Les 10 ans américain et allemand ont tous deux cédé 8 pb. L'amplitude a été plus marquée sur l'OAT de même maturité qui a lâché 12 pb sur la semaine.
Comme la semaine précédente, les aléas du conflit au Moyen-Orient se sont également fait sentir sur le marché des changes. La principale tendance a été une légère dépréciation du dollar. Celle-ci s'est conjuguée avec une appréciation de l'euro qui permet finalement à la paire de conclure la semaine à 1,18. À noter, parallèlement, que sur le front des cryptos, le bitcoin a touché la semaine passée un plus haut (à 77.000 dollars), retrouvant ainsi ses niveaux de début février.