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Dans de faibles volumes et en l’absence de nouvelles données macroéconomiques majeures, les marchés d’actions ont enregistré des progressions régulières tout au long de la semaine.
Dans de faibles volumes et en l’absence de nouvelles données macroéconomiques majeures, les marchés d’actions ont enregistré des progressions régulières tout au long de la semaine écoulée en réaction à des publications de résultats trimestriels toujours bien orientées, au point que plusieurs indices européens ont atteint de nouveaux records en séance vendredi comme le CAC 40, le DAX, le STOXX 600 ou encore le FTSE 100.
\n\nAprès la parution d’environ 90% des publications aux Etats-Unis (S&P500) et 60% en Europe (STOXX 600), le bilan provisoire de la saison des résultats trimestriels s’avère robuste avec respectivement 77% et 61% de surprises positives sur les bénéfices publiés, contre des moyennes historiques de 66% et 54% selon les données de LSEG I/B/E/S. Les bénéfices par action (BPA) du 1er trimestre sont désormais attendus en hausse de 8,3% sur un an aux Etats-Unis (vs 3% anticipé au début de la saison des publications) et en repli limité à 6,5% en Europe (vs -12%).
\n\nLa semaine écoulée a notamment été animée par le réassureur allemand Munich Re (+13%) dont l’annonce d’une progression du BPA de 72% au 1er trimestre par rapport à la même période de l’an dernier s’est accompagnée du lancement d’un programme de rachats d’actions de 1,5 milliards d’euros. L’énergéticien italien Enel (+8%), qui affiche une production au 2/3 d’origine renouvelable, continue de défier la baisse des prix de l’électricité et du gaz avec un bond de son bénéfice net de 87% malgré la perte d’un quart de son chiffre d’affaires. N°1 mondial de l’éolien offshore, le norvégien Orsted (+6%) sort la tête de l’eau avec une hausse de 8% de son Ebitda. En revanche, bien que solide, la publication de Ferrari (-6%, +22% en 2024) a entraîné des prises de bénéfices en l’absence de révisions de ses objectifs.
\n\nRéagissant davantage à l’actualité macroéconomique, les rendements des emprunts d’Etats ont commencé par se détendre après la publication d’inscriptions hebdomadaires au chômage plus élevées que prévu aux Etats-Unis (231 000 vs 209 000), confirmant ainsi la tendance au ralentissement du marché de l’emploi. Mais l’évolution des taux s’est rapidement inversée après des commentaires restrictifs de membres de la Fed et, surtout, la hausse des anticipations d’inflation à 1 an, de 3,2% à 3,5% en mai, qui transparaît dans les résultats préliminaires de l’enquête de l’Université du Michigan, dévoilant par ailleurs une baisse plus forte que prévu du moral des consommateurs américains.
\n\nLa publication mercredi des ventes au détail d’avril nous en dira plus sur l’état du consommateur américain tandis que, le même jour, le rapport sur les prix à la consommation donnera de nouvelles indications sur l’évolution du mouvement de désinflation aux Etats-Unis.
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