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À l’approche du dernier FOMC de l’année, investisseurs et marchés se comportent comme des enfants impatients, exigeant leur baisse de taux malgré des fondamentaux mitigés.
À l’approche du dernier FOMC de l’année, investisseurs et marchés se comportent comme des enfants impatients, exigeant leur baisse de taux malgré des fondamentaux mitigés. Entre pressions sur Jerome Powell, succession politisée et marchés financiers déjà en fête, l’ambiance est électrique.
Le point hebdo de Fidelity International daté du 8 décembre 2025
Les investisseurs anticipent massivement une baisse de 25 pb de la Fed malgré des indicateurs économiques encore contrastés.
Si Powell cède, ce pourrait être son dernier geste accommodant avant un probable successeur très dovish soutenu par Donald Trump.
Les marchés actions restent portés par l’appétit pour le risque, tandis que le dollar recule et que les taux obligataires à long terme grimpent.
C’est bien le problème des fêtes aujourd’hui. À faire des listes exhaustives longues comme des guirlandes et commander en ligne sous l’œil inquisiteur des enfants, la magie des fêtes n’opère plus. Tout comme celle des réunions de politique monétaire de la Fed. Pour Noël, les investisseurs ont eux-mêmes commandé sur Amazon une baisse de 25 pb au Père Powell et lui mettent depuis une pression de dingue. La semaine passée, ils étaient 87 % (FedWatch) à anticiper un cadeau monétaire à l’issue du dernier FOMC de l’année, mercredi. À l’évidence, il s’agirait, ni plus ni moins, d’un vrai bon gros cadeau. Car les fondamentaux ne plaident pas totalement pour de nouvelles largesses de la Fed. Vendredi, le PCE core, son indicateur préféré pour prendre le pouls de l’inflation, est certes ressorti plus faible que prévu. Du reste, à 2,8 % sur un an en novembre, il est encore loin de son objectif cible. À défaut, il reste l’emploi. Mais sur le sujet aussi, il n'y a rien de nouveau sous les statistiques. À 191 000, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont une nouvelle fois ressorties, la semaine passée, en-deçà des attentes - n'étayant pas non plus complètement la rhétorique dovish.
Mais qu'importe si les indicateurs conjoncturels sont limites. Comme des enfants gâtés, les investisseurs veulent croire qu’ils ne seront pas déçus, que leur vœu sera exaucé et que leur prophétie sera bien auto réalisée. Mais si Jerome Powell répond favorablement à leur souhait, mercredi, il y a tout lieu de penser que ce sera son dernier geste dovish. Car après cet assouplissement tiré par les taux, il ne faudra plus rien lui demander jusqu’à son pot de départ (mai). Et pour cause : son successeur sera vraisemblablement un ventriloque de la Maison Blanche. En plein casting, Donald Trump a semble-t-il stoppé les entretiens d'embauche pour porter son dévolu sur son conseiller économique, Kevin Hassett. Un dovish pur sucre qui risque, l'an prochain, d’avoir la main lourde en matière d’adoucissant monétaire. Cette perspective suggère déjà pour 2026 que les États-Unis pourraient voir leurs coûts d'emprunts flamber comme un feu de joie.
Comme la semaine précédente, celle qui vient de s'écouler est restée marquée par une appétence au risque de la part des investisseurs. Du reste, la tendance était moins prononcée que précédemment. Déjà largement intégrée par les intervenants, la perspective d'une baisse des taux de la Fed (mercredi) n'a que faiblement soutenu les marchés actions. Les matières premières étaient, quant à elles, plus nettement orientées à la hausse. Une appréciation à mettre en partie sur le compte de celle des prix du pétrole qui ont légèrement rebondi au-dessus des 63 dollars le baril (Brent).
Les marchés actions ont continué sur leur lancée haussière de la semaine précédente. Toujours portés par la perspective monétaire d'un nouvel assouplissement de la Fed, les indices n'ont, toutefois, que faiblement progressé. Après une semaine perturbée par Thanksgiving, le marché américain est resté inchangé tandis que Londres s'est distinguée à la baisse. Seules les places émergentes sont parvenues à tirer leur épingle du jeu en s'adjugeant la plus forte hausse hebdomadaire. Elles demeurent toutefois en deuxième place du palmarès annuel derrière l'Europe.
Dans un environnement plutôt favorable au risque, le compartiment obligataire n'a pas brillé. Contrairement à la semaine précédente, les obligations sont restées dans le rouge. À l'instar de l'investment grade qui signe la plus forte baisse hebdomadaire. Si le court terme s'en tire à moindre frais, c'est le haut rendement qui se distingue à la hausse, creusant un peu plus encore son avance au palmarès qui prévaut depuis le début de l'année 2025.
Mécaniquement, sur le front souverain, les rendements des emprunts d'État à long terme étaient clairement à la hausse. La perspective renforcée d'une nouvelle baisse des taux directeurs de la Fed a soutenu la tendance. De sorte que le 10 ans américain s'est adjugé 12 points de base sur la semaine. Tout comme en Europe, pour son pendant allemand. À noter, parallèlement, que suite à l'annonce d'une probable hausse de taux de la BoJ, le 10 ans japonais est revenu sur le seuil des 1,8 % pour la première fois depuis juin 2007.
Côté changes, la semaine a une nouvelle fois été marquée par un recul du dollar en perspective d'une nouvelle baisse des taux de la Fed. Le billet vert se maintient ainsi proche de ses plus bas de cinq semaines permettant à la paire euro-dollar de revenir sur le seuil des 1,16, soit ses plus hauts depuis la mi-octobre. Parallèlement, l'annonce d'une possible hausse des taux nippons à soutenu le yen par rapport au dollar.