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L’épargne retraite privée dispose d’un potentiel important en Europe, mais son développement serait surtout pénalisé par les réseaux de distribution. En effet, une étude du BCG menée auprès de 6.000 personnes en France, Allemagne, Espagne et Italie montre que 70 % des répondants sont intéressés par une solution individuelle de retraite. Pourtant, seulement 11 % de leur épargne y est actuellement consacrée.
Le principal problème résiderait dans le manque d’accompagnement. Seuls 17 % des épargnants déclarent avoir été spontanément sensibilisés à la préparation de leur retraite par leur conseiller, qu’il travaille dans une banque, une compagnie d’assurance ou un cabinet indépendant. La majorité recherche donc elle-même des informations, notamment auprès de son entourage ou à l’aide d’outils d’intelligence artificielle.
L’étude révèle pourtant qu’une réflexion plus poussée modifie sensiblement les choix : lorsqu’ils sont invités à définir leur allocation idéale, les épargnants doublent presque la part destinée à leur retraite, notamment au détriment de l’immobilier.
Pour le BCG, assureurs et gestionnaires doivent donc dépasser la simple commercialisation de produits. Ils gagneraient à proposer un accompagnement global intégrant constitution puis décumulation de l’épargne, ainsi que des problématiques connexes comme la santé et la dépendance. Cette relation devrait idéalement débuter une dizaine d’années avant le départ en retraite afin de construire un accompagnement durable.