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L'hebdo d'Ecofi En décembre 2023, Jerome Powell – président de la Fed – s’était montré particulièrement dovish ¹ en annonçant quasiment sa victoire face à l’inflation.
L'hebdo d'Ecofi
\n\nEn décembre 2023, Jerome Powell – président de la Fed – s’était montré particulièrement dovish¹ en annonçant quasiment sa victoire face à l’inflation. En décembre 2024, c’est tout l’inverse qui s’est produit, Jerome Powell ayant cette fois-ci fait preuve d’une rhétorique plutôt hawkish². Ce revirement, qui a semble-t-il surpris les marchés, était-il si étonnant ? Contrairement à la fois précédente, pas vraiment, selon nous. Dès lors, comment analyser la situation actuelle et quelles perspectives peut-on dresser pour 2025 ?
\n\nLa Fed dispose d’un double mandat.
\nL’institution doit en effet assurer la stabilité des prix, qui passe par une cible de 2 % d’inflation en moyenne sur le long terme, ainsi qu’un taux d’emploi maximum dit « inclusif », englobant une définition plus large que le simple taux de chômage.
Concernant le marché du travail, notre prévision d’une dégradation qualifiée d’ « insidieuse » s’est bien matérialisée en seconde partie de 2024. La tension sur le marché du travail s’est normalisée,les créations d’emplois ont été moins diffuses à l’ensemble des secteurs, le taux d’embauche a diminué et celui du chômage a augmenté. Ce sont ces éléments mis bout à bout, couplés à la désinflation, qui ont poussé la Fed à baisser ses taux en septembre dernier. Dernièrement, la détérioration s’est stoppée. En 2025,il conviendra selon nous de se concentrer davantage sur la qualité et la fluidité du marché de l’emploi (est-il simple de passer du statut de demandeur d’emploi à celui d’employé ?) que sur la quantité (i.e. combien d’emplois ont été créés…).
\n\nÀ ce stade, notre lecture d’une compilation d’indicateurs nous pousse à nous montrer relativement tempérés sur la situation, y compris après les chiffres publiés la semaine dernière. Si le marché a réagi de façon épidermique à la surprise sur les créations d’emplois en décembre (+ 256 000 vs 165 000 anticipé par le consensus), cela nous semble quelque peu excessif. La tendance des derniers mois est toujours celle d’un ralentissement de l’emploi privé/ cyclique et d’une légère diminution de la qualité et de la fluidité sur le marché du travail. Le mois de décembre a été fort, c’est indéniable. Nous continuons toutefois de penser que la détérioration s’est stoppée et que le marché du travail américain demeure encore légèrement instable. Une ombre vient par ailleurs ternir la lisibilité, celle de la fiabilité des données. Le taux de réponses aux enquêtes, servant à construire les séries les plus scrutées (créations d’emplois, taux de chômage), a considérablement diminué depuis la pandémie. Pis encore, la perception entre les différents panels de sondés (les ménages et les entreprises) quant à la santé du marché de l’emploi a sensiblement divergé. La persistance de l’inflation a augmenté. Mais qu’entend-on au juste par « persistance » ? Une manière simple et naïve consiste à calculer la sensibilité de l’inflation du mois en cours à celle du mois précédent. Le choc d’inflation liée à la pandémie a laissé des traces.
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