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La finance durable a pris une place massive dans l’épargne mondiale, avec près d’un quart des encours investis dans des fonds dits ESG.
La finance durable a pris une place massive dans l’épargne mondiale, avec près d’un quart des encours investis dans des fonds dits ESG. Pourtant, deux études récentes de la Banque centrale européenne et de la Banque de France invitent à un regard beaucoup plus nuancé.
Côté BCE, l’analyse de milliers de fonds montre que la majorité des produits estampillés « verts » ont, en pratique, un impact climatique limité. Même les fonds les plus ambitieux affichent souvent une empreinte carbone comparable à celle des fonds traditionnels. Le principal problème tient à des stratégies peu transformantes et à une grande hétérogénéité des labels, qui entretient une forme de greenwashing difficile à décrypter pour l’épargnant.
Tous les fonds ESG ne sont toutefois pas à mettre dans le même panier. Les stratégies dites « low carbon », qui sélectionnent les entreprises les moins émettrices au sein de chaque secteur, parviennent à réduire réellement les émissions sans bouleverser l’allocation globale.
La Banque de France apporte, de son côté, un message plus rassurant : les indices alignés sur l’Accord de Paris affichent, sur plusieurs années, des performances et une volatilité comparables aux indices classiques.