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Cette décision était très attendue, crainte également, mais finalement anticipée par les investisseurs.
Cette décision était très attendue, crainte également, mais finalement anticipée par les investisseurs. Vendredi soir, l’agence de notation Fitch a bien abaissé la note de la dette publique française de AA- à A+, retirant à l’Hexagone son « double A ». Cette décision reflète la fragilité budgétaire et l’instabilité politique qui compliquent tout effort de réduction du déficit.
Avec un déficit attendu à 5,4% du PIB en 2025, la France reste la lanterne rouge de la zone euro. Fitch juge improbable un retour sous les 3% avant 2029, en raison de la succession de gouvernements depuis la dissolution de 2024 et de la proximité de la présidentielle de 2027. L’agence estime que le blocage politique persistera, limitant la consolidation budgétaire.
Pour les marchés, cette dégradation n’est pas une surprise : les investisseurs valorisent déjà la dette française comme celle d’un pays noté BBB, soit plusieurs crans en dessous. L’Espagne, le Portugal ou l’Italie se financent aujourd’hui à des conditions comparables, voire meilleures.
Si aucun choc immédiat n’est attendu, la tendance est préoccupante : la charge annuelle de la dette française pourrait dépasser 100 milliards d’euros en 2029, réduisant fortement la marge de manœuvre budgétaire. Sur le plan politique, la décision de Fitch a aussitôt alimenté les critiques de l’opposition contre la gestion des finances publiques.