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Le plus grand fonds souverain au monde, géré par Norges Bank Investment Management, fait face à des critiques croissantes sur sa stratégie climatique. Malgré un discours ambitieux en faveur de la neutralité carbone d’ici 2050, l’institution est accusée de manquer de fermeté dans ses décisions, notamment lors des assemblées générales des grandes compagnies pétrolières.
Le plus grand fonds souverain au monde, géré par Norges Bank Investment Management, fait face à des critiques croissantes sur sa stratégie climatique. Malgré un discours ambitieux en faveur de la neutralité carbone d’ici 2050, l’institution est accusée de manquer de fermeté dans ses décisions, notamment lors des assemblées générales des grandes compagnies pétrolières.
Selon une ONG norvégienne, le fonds a soutenu dans 94 % des cas les recommandations des conseils d’administration en 2025, y compris au sein des majors du secteur fossile. Sur plusieurs votes jugés clés, il s’est rarement opposé aux directions, préférant privilégier une approche fondée sur le dialogue plutôt que la confrontation publique.
Cette posture interroge, alors même que le fonds met en avant un dispositif structuré d’investissement responsable, incluant des exclusions ciblées et un engagement accru auprès des entreprises les plus émettrices. Fort de performances financières solides, il défend l’idée qu’une stratégie intégrant les critères climatiques peut rester compatible avec des rendements élevés.
Mais pour ses détracteurs, cet équilibre atteint ses limites. Le recours limité au vote comme levier d’influence alimente le débat sur la crédibilité réelle de la finance durable, en particulier lorsque des acteurs majeurs continuent de soutenir, même indirectement, les stratégies des groupes les plus exposés aux énergies fossiles.