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Longtemps considéré comme le pilier du patrimoine des ménages, l’immobilier perd progressivement de son attrait au moment des successions. Alors que près de 9.000 milliards d’euros devraient être transmis par la génération des baby-boomers au cours des quinze prochaines années, une part importante de cette richesse est constituée de biens immobiliers. Pourtant, de nombreux héritiers privilégient désormais la vente plutôt que la conservation.
Plusieurs facteurs expliquent cette évolution. Les coûts liés à la détention d’un bien immobilier se sont fortement alourdis avec la hausse des taxes foncières, des charges de copropriété et des travaux de rénovation. À cela s’ajoutent des droits de succession parfois élevés, qui peuvent contraindre les héritiers à vendre rapidement pour faire face aux obligations fiscales.
L’indivision constitue également un frein majeur. Les héritiers souhaitent de moins en moins partager la gestion d’un même bien avec leurs frères et sœurs, notamment dans des familles recomposées où les intérêts divergent. Cette situation est souvent perçue comme une source potentielle de conflits.
Les biens locatifs sont eux aussi moins attractifs. Entre fiscalité élevée, rendement parfois décevant et risques d’impayés, de nombreux héritiers considèrent que l’immobilier offre désormais un rapport risque-rentabilité moins favorable qu’auparavant.
Face à ce constat, certaines familles anticipent même les transmissions en cédant progressivement leurs biens afin de transmettre des liquidités ou des placements financiers jugés plus souples et plus faciles à partager.
Granularité, diversification et dette maîtrisée : les leviers évoqués par Norma Capital pour traverser le cycle immobilier.
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