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Sur les trois premiers trimestres de 2025, les ventes de biens de plus de 5 millions d’euros ont reculé de 18 % sur un an, selon Savills, revenant à des niveaux proches de ceux.
Sur les trois premiers trimestres de 2025, les ventes de biens de plus de 5 millions d’euros ont reculé de 18 % sur un an, selon Savills, revenant à des niveaux proches de ceux observés lors du confinement de 2020. Plus spectaculaire encore : aucune transaction supérieure à 50 millions de livres n’a été enregistrée pour la deuxième année consécutive, une situation inédite depuis 2011.
En cause, un cocktail fiscal et politique défavorable. La suppression du statut des « non-domiciled » en avril 2025 expose désormais les grandes fortunes à l’impôt sur les successions sur leurs actifs mondiaux après dix ans de résidence. À cela s’ajoutent le durcissement de la fiscalité sur les résidences secondaires haut de gamme et les inquiétudes persistantes sur les finances publiques britanniques.
Conséquence directe : les prix reculent. En 2025, les appartements ont perdu en moyenne 4,3 % de leur valeur et les maisons 3,1 %. Sur les segments extrêmes, certains vendeurs accordent des rabais allant jusqu’à 50 %, selon Bloomberg. D’après Hamptons, les biens de plus de 2 millions de livres pourraient encore perdre 5 % en 2026.
Pendant ce temps, des places comme Dubaï, Milan ou Monaco captent une partie des capitaux en fuite, fragilisant durablement le statut de Londres comme valeur refuge de l’ultra-luxe..