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Le retour des primo-accédants sur le marché immobilier masque une réalité plus contrastée. Si leur part parmi les acheteurs progresse depuis la baisse des taux de crédit amorcée en 2024, cette évolution s’explique surtout par le recul des propriétaires déjà installés, désormais beaucoup moins enclins à changer de logement.
Selon les professionnels du secteur, ces ménages sont freinés par des considérations économiques. Beaucoup remboursent encore un crédit souscrit à un taux particulièrement avantageux et hésitent à vendre leur bien pour financer un nouvel achat avec un emprunt nettement plus coûteux. Cette situation réduit la rotation des logements et limite l’offre disponible, notamment pour les jeunes ménages souhaitant accéder à la propriété.
Pour relancer le marché, la Fédération nationale de l’immobilier défend une nouvelle fois la portabilité des prêts immobiliers, qui permettrait de conserver les conditions de financement d’un ancien crédit lors de l’achat d’un nouveau bien. Une mesure toutefois contestée par plusieurs spécialistes, qui estiment qu’elle renchérirait le coût global des nouveaux crédits pour les banques.
Dans ce contexte, les transactions restent limitées malgré des prix globalement stables. Les délais de vente continuent de s’allonger et les acquéreurs se montrent plus exigeants, intégrant désormais dans leurs calculs le coût du crédit, les travaux éventuels, les performances énergétiques et les charges futures avant de concrétiser leur projet immobilier.