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Dans son dernier rapport, l’Institut Montaigne dresse un constat sévère : les classes moyennes sont les grandes perdantes de la crise du logement en France.
Dans son dernier rapport, l’Institut Montaigne dresse un constat sévère : les classes moyennes sont les grandes perdantes de la crise du logement en France. L’accession à la propriété, longtemps symbole de réussite sociale, devient de plus en plus difficile et réservée aux plus de 50 ans et aux ménages aisés.
L’institut relève que les prix des logements ont bondi de 88% en vingt ans (hors inflation), allongeant la durée moyenne des emprunts à 25-29 ans. Cette envolée a également creusé les inégalités patrimoniales : 24% des ménages détiennent 68% des logements détenus par des particuliers. Pour les classes moyennes, le taux d’effort immobilier dépasse 26%, contre une moyenne européenne inférieure.
Les tensions s’expliquent avant tout par un déficit d’offre adaptée face à une demande en hausse, amplifiée par la décohabitation, la métropolisation, l’attrait croissant des zones touristiques et la concurrence sur le foncier. Le rapport pointe aussi la progression des résidences secondaires (+1,7% par an) et la hausse des logements vacants (3 millions).
Fort de ce constat, l’Institut Montaigne plaide pour un changement culturel : développer des formes alternatives de propriété comme l’accession progressive, partagée, la location-accession ou le démembrement, afin de faciliter l’accès des classes moyennes sans exiger d’apport initial.