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Le Groupe La Française décrypte la remontée des prévisions d'inflation de la BCE pour 2026 dans un contexte de tensions énergétiques et géopolitiques persistantes. Une révision qui alimente les interrogations sur la trajectoire monétaire européenne et ses conséquences pour les marchés obligataires.
La Banque centrale européenne relève nettement ses prévisions d’inflation pour 2026. Sur fond de tensions géopolitiques et de hausse des prix de l’énergie, les perspectives économiques s’assombrissent, ravivant les craintes sur les marchés obligataires. Décryptage d’une dynamique encore incertaine.
Le chiffre de la semaine décrypté par François Rimeu, stratégiste senior, Groupe La Française
2,6%
Nouvelle prévision de l’inflation en zone euro pour l’année 2026
Source : BCE, le 19 mars 2026
2,6% : c’est la nouvelle estimation de l’inflation de la BCE en zone euro pour l’année 2026, alors que les précédents calculs de décembre faisaient état d’une inflation à 1,9%.
Le conflit au Moyen-Orient a entraîné une hausse très importante des prix de l’énergie, ce qui a amené les Banques centrales, qui s’exprimaient cette semaine, à augmenter leurs prévisions de hausses des prix.
La BCE a exceptionnellement arrêté ses données au 11 mars, afin de prendre en compte les plus récentes et alerte sur le risque en cas de crise prolongée.
Elle a ainsi publié un scénario « adverse » et un scénario « sévère » en fonction de la durée et de la gravité du conflit.
Le scénario « sévère » projette une inflation entre 4,5% et 5% pour les années 2026 et 2027, ce qui remettrait une forte pression sur les marchés obligataires après la crise de 2022.