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Face à la fragilisation du modèle 60/40 et à la concentration accrue des marchés cotés, les marchés privés s’imposent comme un levier stratégique pour améliorer la diversification et le profil rendement/risque des portefeuilles.
Face à la fragilisation du modèle 60/40 et à la concentration accrue des marchés cotés, les marchés privés s’imposent comme un levier stratégique pour améliorer la diversification et le profil rendement/risque des portefeuilles. Une évolution structurelle qui redéfinit les standards de l’allocation d’actifs.
Une analyse réalisée par Edmond de Rothschild en mars 2026
Les marchés privés connaissent une croissance rapide et représentent désormais une part significative de l’univers investissable.
Ils offrent des bénéfices clés : diversification, amélioration du rendement ajusté du risque et réduction de la volatilité globale.
Dans un contexte de remise en cause du modèle 60/40, ils constituent un complément stratégique pertinent.
Les classes d’actifs des marchés privés, telles que le capital-investissement, les infrastructures, la dette privée et l’immobilier, peuvent apporter une réelle valeur ajoutée dans la construction d’un portefeuille d’investissement équilibré.
Le capital-investissement n’est plus relégué à une classe d’actifs « alternative » : il représente désormais un marché d’environ 11 000 milliards de dollars, soit près de 12 % de la capitalisation de ses pairs en bourse¹. Cette classe d’actifs devrait croître à un rythme nettement supérieur à celui des marchés publics et représenter une part toujours plus importante de l’univers investissable.
Au-delà de devenir incontournable, l’intégration des marchés privés dans un portefeuille d’investissement offre des avantages significatifs : diversification renforcée, amélioration du couple rendement/risque et rôle de stabilisateur pour la volatilité globale du portefeuille.
Ces dernières années, plusieurs évolutions structurelles ont mis sous une autre lumière le modèle traditionnel de portefeuille 60/40. La baisse des rendements obligataires a réduit à la fois le revenu et la protection apportée par les obligations, tandis que la volatilité des actions s’est accrue. Surtout, la corrélation négative entre actions et obligations, qui a soutenu la diversification pendant près de deux décennies, est devenue positive depuis la mi-2021², fragilisant le socle même du modèle 60/40. Parallèlement, le S&P 500 a atteint des niveaux de concentration extrêmes : les 10 plus grandes valeurs représentent désormais 41 % de la capitalisation de l’indice, tout en ne contribuant qu’à 32 % des bénéfices³ à fin décembre 2025.
Dans cet environnement, les marchés privés constituent un complément pertinent au portefeuille 60/40 : diversification au-delà de l’exposition concentrée des titres boursiers, couple risque/rendement amélioré, capture d’une prime d’illiquidité, et caractéristiques potentiellement protectrices face à l’inflation.
Ce document montre qu’une allocation stratégique au capital-investissement, à la dette privée, à l’immobilier et aux infrastructures privées est susceptible d’améliorer la trajectoire et le profil de risque des portefeuilles d’investisseurs institutionnels, de family offices et de clients privés fortunés sur une large gamme de profils de risque.
Pour aller plus loin : télécharger le document complet
(1) HarbourVest, « How does the size of private markets compare to public markets? », disponible sur : https://www.harbourvest.com/insightsnews/insights/cpm-how-does-the-size-of-private-markets-compare-to-public-markets/
(2) Lombardi, M. J., & Sushko, V. (2023), « The correlation of equity and bond returns », BIS Quarterly Review, décembre 2023, Bank for International Settlements.
(3) Frawley, T. (2026), « The “Great Narrowing” S&P 500 concentration », RBC Wealth Management.