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À l’approche de son départ, Jerome Powell s’apprête à tourner une page majeure de l’histoire de la Réserve fédérale (FED). Après huit années à sa présidence, il quitte ses fonctions dans un contexte politique et économique inédit, marqué par des tensions ouvertes avec la Maison-Blanche et une inflation durablement au-dessus de l’objectif.
À l’approche de son départ, Jerome Powell s’apprête à tourner une page majeure de l’histoire de la Réserve fédérale (FED). Après huit années à sa présidence, il quitte ses fonctions dans un contexte politique et économique inédit, marqué par des tensions ouvertes avec la Maison-Blanche et une inflation durablement au-dessus de l’objectif.
Pendant son mandat, le banquier central a dû naviguer entre crises successives, de la pandémie aux chocs inflationnistes récents. Sa gestion du Covid a été saluée pour sa rapidité et son ampleur, mais ses choix ont aussi alimenté le débat sur la persistance de l’inflation. Powell a assumé une ligne pragmatique, privilégiant le soutien à l’emploi, quitte à accepter un risque inflationniste plus élevé.
Mais c’est sur le terrain institutionnel que son héritage pourrait être le plus marquant. Face aux pressions politiques, notamment de Donald Trump, il a défendu l’indépendance de la FED, considérant qu’elle conditionne la crédibilité de la politique monétaire américaine.
Sans être économiste de formation, Jerome Powell aura incarné un style fondé sur le consensus et l’adaptation. Son successeur héritera d’une institution fragilisée par les tensions politiques, mais dont l’indépendance aura été préservée, au moins pour l’instant.