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À l’heure où les banques centrales temporisent face à une inflation persistante et des tensions géopolitiques, le départ de Jerome Powell marque surtout la fin d’une ère de prudence assumée à la tête de la Fed. Le point hebdo de Fidelity International daté du 4 mai 2026 3 points à retenir Les banques centrales ont globalement opté pour le statu quo, dans un contexte d’incertitude économique et de prix du pétrole élevés.
À l’heure où les banques centrales temporisent face à une inflation persistante et des tensions géopolitiques, le départ de Jerome Powell marque surtout la fin d’une ère de prudence assumée à la tête de la Fed.
Le point hebdo de Fidelity International daté du 4 mai 2026
Les banques centrales ont globalement opté pour le statu quo, dans un contexte d’incertitude économique et de prix du pétrole élevés.
Le départ de Jerome Powell constitue l’événement majeur, illustrant huit années de gestion prudente mais déterminée de la politique monétaire américaine.
Les marchés restent partagés : les actions progressent malgré les risques, les obligations reculent légèrement et les matières premières poursuivent leur hausse.
Avant la première transhumance de mai, c'était l'embouteillage des banques centrales, la semaine passée. Dans l'ensemble, pas de quoi affoler les investisseurs, si ce n'est un éventuel resserrement de la BoJ qui risque à chaque fois de faire tanguer le marché obligataire mondial. Mais, au final, l'épisode s'est soldé par une tournée générale de statu quo. Les instances monétaires continuent de jouer à "1,2,3, soleil !" avec l'inflation en attendant de voir comment leur économie infuse dans un baril à plus de 100 dollars. Mais le véritable évènement ne tenait pas tant à l'immobilisme ambiant qu'à la dernière réunion que présidait Jerome Powell à la tête de la Fed. Comme un baroud d'honneur, il aurait bien été tenté de remonter une dernière fois les taux, comme huit ans auparavant lors de son premier FOMC (un quart de point à 1,75 %). La conjoncture ne lui aurait pas donné tort avec un PCE core ressorti (jeudi) à 3,2 % - revenu à son niveau de décembre 2023. Mais "Jay" n'est pas du genre à faire de vagues.
Surtout, il n'est pas homme à mettre la charrue avant les bœufs. Bien au contraire. "Jerome too slow" comme l'a surnommé Donald Trump, aime prendre le temps de la réflexion. Quitte à se mettre en retard sur les évènements. Comme aux lendemains du Covid où, jugeant "transitoire" une poussée de fièvre inflationniste inédite depuis le début du siècle et aggravée par la guerre en Ukraine, il avait tardé à relever les taux. On pourra lui reprocher aussi de ne pas avoir réussi à terrasser l'inflation - entretenue, du reste, par les politiques budgétaires successives de relance. Mais à part ça, pas grand-chose. Celui qui fût aussi baptisé "M. Ordinaire" au début de son premier mandat, ne l'aura finalement pas été tant que cela. Sa placidité qui a pu passer pour un manque de caractère aura, en définitive, été utile durant huit années d'un long fleuve pas tranquille.
Il restera surtout comme une sorte d'Eliot Ness de la Fed qui, dans un scénario là encore inédit, aura défendu bec et ongles l'indépendance de l'institution sans jamais se départir de son flegme - un poil soporifique. Loin d'être si ordinaire, il a même annoncé vouloir rester au Board au-delà de son pot de départ (mi-mai), histoire de veiller au grain. Bref, pour "Jay", point d'adieu, juste un au revoir.
L'impasse des négociations entre les États-Unis et l'Iran la semaine passée a donné lieu à un attentisme et un manque évident de conviction sur les marchés. Toujours portées par l'espoir d'un dénouement rapide, les actions sont tout juste parvenues à conclure la semaine dans le vert. À l'exact inverse, les obligations ont très légèrement reculé. En définitive, seules les matières premières se sont distinguées à la hausse, une fois encore, animées par un fort rebond des cours du pétrole lié au blocus prolongé du détroit d'Ormuz. En fin de semaine, le baril de Brent a même touché un plus haut à 126 dollars.
Malgré la prudence affichée par les investisseurs, les actions ont globalement terminé dans le vert. Une tendance qui tient à la fois à l'espoir d'une avancée dans les pourparlers au Moyen-Orient mais également à quelques bons résultats trimestriels notamment dans les rangs des valeurs technologiques américaines. En dépit du conflit et des risques qui pèsent sur l'économie mondiale, les marchés ont bien progressé sur le mois d'avril. Contre toute logique, le S&P 500 et le Nasdaq signent même leur meilleure performance mensuelle depuis 2020 (année du Covid) !
Paradoxalement, la prudence et l'attentisme des investisseurs qui profitent aux actions, n'ont pas joué en faveur du compartiment obligataire qui recule légèrement sur la semaine. À commencer par l'investment grade qui se distingue à la baisse. De leur côté, le haut rendement et le court terme ont fait jeu égal. Désormais, seul le high yield est encore en territoire positif au palmarès qui prévaut depuis le début de l'année.
Même constat sur le front souverain où les emprunts d'État n'ont pas été très recherchés par les investisseurs malgré les inquiétudes inhérentes au contexte géopolitique dans le Golfe. De sorte que le rendement du 10 ans américain a rebondi de 9 pb sur la semaine. Même tendance mais de moindre ampleur de ce côté-ci de l'Atlantique où son pendant allemand s'est octroyé 3 pb et l'OAT de même maturité 5 pb.
La semaine écoulée a, en revanche, été beaucoup plus agitée sur le marché des changes, marquée principalement par un fort rebond du yen en fin de semaine. La devise japonaise qui aurait bénéficié d'une nouvelle intervention de soutien des instances nippones, a flambé notamment face au dollar. Celui-ci est parallèlement resté relativement stable sur la semaine. Tout comme l'euro. Ce qui permet à la paire de se maintenir sur le seuil des 1,17.