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De la politique monétaire aux dynamiques industrielles, en passant par les avancées technologiques et les enjeux géopolitiques, les signaux économiques du moment composent un paysage.
De la politique monétaire aux dynamiques industrielles, en passant par les avancées technologiques et les enjeux géopolitiques, les signaux économiques du moment composent un paysage contrasté, où incertitudes et accélérations coexistent.
Le point hebdo de Banque Hottinguer daté du 3 décembre 2025
La dernière réunion de la BCE souligne que le maintien des taux directeurs à leur niveau actuel s’explique par un climat d’incertitude persistant. Les membres du Conseil estiment toutefois que ces taux restent suffisamment élevés pour absorber d’éventuels chocs, tout en préservant la flexibilité nécessaire pour réagir selon l’évolution des indicateurs économiques. Le compte-rendu met également en avant la résilience de l’activité, notamment face à l’impact des droits de douane, qui n’a pas freiné la dynamique économique autant que prévu. En parallèle, les nouveaux crédits aux ménages ont rebondi en octobre (+2,8 % sur un an, après +2,6 % en septembre), tandis que ceux aux entreprises demeurent stables à +2,9 %.
Le PIB français a progressé au troisième trimestre 2025, affichant une hausse de 0,5 % après +0,3 % au trimestre précédent (rythme trimestriel), portée principalement par l’augmentation des exportations et le dynamisme des dépenses de consommation des administrations publiques. La consommation des ménages progresse légèrement grâce au rebond des dépenses en énergie et en services, compensant le recul des dépenses alimentaires. En revanche, le pouvoir d’achat des Français recule de 0,3 %, affecté par la hausse des cotisations sociales et des impôts. Le taux d’épargne des ménages diminue également à 18,4 % de leur revenu disponible (contre 18,7% au trimestre précédent). Il reste néanmoins le deuxième plus élevé d’Europe (derrière l’Allemagne).
Après le rappel de 6 000 A320 le 28 novembre pour un logiciel de commande jugé vulnérable aux radiations solaires, Airbus a annoncé ce lundi avoir identifié des "problèmes de qualité" sur des panneaux métalliques fabriqués par un sous-traitant. L’entreprise précise que jusqu’à 628 avions pourraient nécessiter une inspection, mais que « le nombre total d’avions potentiellement touchés, à la fois en production et en service, se réduit de jour en jour ». Ces incidents successifs ont provoqué une chute de plus de 10 % de l’action Airbus à la Bourse de Paris, avant un léger redressement. Ce défaut survient alors que le constructeur redouble d’efforts pour atteindre ses objectifs annuels : après 72 livraisons en novembre, le total s’élève à 657 appareils, pour un objectif d’environ 820 livraisons en 2025.
HSBC a signé un accord avec Mistral AI, la pépite française de la tech, pour déployer une intelligence artificielle entièrement personnalisée. Cette IA aidera les employés dans des tâches telles que la traduction, l’analyse financière ou la communication avec la clientèle. Une équipe d’ingénieurs de Mistral sera intégrée à HSBC afin de déployer les outils sur les serveurs internes de la banque. Après BNP Paribas et AXA, HSBC devient le troisième géant financier à parier sur Mistral. La startup française, qui se concentre sur les contrats entre professionnels, continue de progresser malgré les doutes sur ses modèles d’IA, relançant les ambitions de souveraineté technologique européenne dans le secteur.
Les fabricants d’armes enregistrent des profits historiques : les 100 plus grands groupes mondiaux ont généré 679 milliards de dollars de ventes en 2024, soit une progression de 5,9 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance est surtout tirée par les entreprises européennes, même si le leader mondial reste Lockheed Martin, avec 71 milliards de dollars de ventes en 2024. L’augmentation des ventes s’explique en grande partie par le vaste plan de réarmement lancé par l’Allemagne, qui dope massivement la demande d’armement en Europe, mais aussi par le conflit en Ukraine et les incertitudes entourant le soutien américain en cas d’escalade avec la Russie, poussant de nombreux pays européens à accélérer leurs achats d’armes.