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Les États-Unis allient fermeté géopolitique et prudence économique, pendant que l’Europe avance à deux vitesses.
Les États-Unis allient fermeté géopolitique et prudence économique, pendant que l’Europe avance à deux vitesses. En toile de fond, Washington tisse ses alliances asiatiques et l’industrie européenne fait face à de nouvelles vulnérabilités.
Par Banque Hottinguer
Les États-Unis ont durci leur position envers la Russie en plaçant Rosneft et Lukoil sur liste noire afin d’accentuer la pression sur Moscou dans la crise ukrainienne.
Cette décision pourrait entraîner une hausse temporaire des prix du pétrole et peser sur certains pays importateurs.
Sur le plan intérieur, la confiance des ménages baisse légèrement mais l’inflation reste stable à 3 %, signe que la désinflation ralentit.
Pour soutenir la croissance, la Fed devrait abaisser ses taux de 0,25 %, malgré les pressions politiques.
Les marchés y réagissent positivement : le S&P 500 a atteint un nouveau record, porté par les valeurs technologiques.
La situation souligne la capacité des États-Unis à combiner fermeté géopolitique et prudence économique.
Au Royaume-Uni, l’économie montre des signes de stabilisation : l’inflation reste à 3,8 % et le PMI repasse au-dessus de 50, signalant une reprise modeste.
La consommation des ménages soutient la croissance, mais la Banque d’Angleterre reste prudente face aux risques budgétaires.
Dans la zone euro, le PMI composite* atteint 52,2 grâce aux services allemands (54,5), tandis que la France recule avec 46,8.
Moody’s maintient la note française à Aa3 mais abaisse la perspective à négative.
La situation montre une Europe à deux vitesses, portée par l’Allemagne mais freinée par la France.
La fragilité souligne la nécessité pour l’Union européenne de stabiliser ses marchés et sa confiance.
Les États-Unis renforcent leur présence économique en Asie pour réduire leur dépendance à la Chine.
Un accord avec la Malaisie sécurise l’accès aux terres rares, tandis que la rencontre avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi débouche sur un “accord d’âge d’or” :
550 milliards de dollars d’investissements japonais
Droits de douane plafonnés
Ces partenariats visent à sécuriser les chaînes d’approvisionnement et à consolider un front économique anti-chinois avant le sommet Trump–Xi.
La stratégie américaine affirme son rôle central dans l'économie mondiale tout en limitant sa dépendance à la Chine et renforçant ses alliances stratégiques.
La crise Nexperia illustre la fragilité des chaînes industrielles européennes.
Cette entreprise néerlandaise, détenue par un groupe chinois, a été nationalisée par les Pays-Bas pour des raisons de sécurité, tandis que Pékin a restreint certaines exportations de puces.
Nexperia fournit près de 40 % des circuits électroniques utilisés dans l’automobile européenne, menaçant les chaînes de production de groupes comme Volkswagen, Renault ou Stellantis.
Selon S&P Global, la production mondiale de véhicules pourrait chuter de 3,5 % au quatrième trimestre, avec des perturbations possibles jusqu’en 2026.
La situation souligne la nécessité pour l’Europe de renforcer sa souveraineté industrielle.
La semaine est cruciale pour les marchés financiers, avec la publication des résultats trimestriels d’Alphabet, Meta, Microsoft et Apple.
Les investisseurs cherchent à confirmer la rentabilité de l’intelligence artificielle après une année de spéculation intense.
En Europe, BNP Paribas se distingue avec l’intégration réussie d’AXA IM, visant 550 millions d’euros de synergies et un bénéfice net en hausse de 6 %.
Adidas revoit ses prévisions à la hausse grâce à une bonne gestion des stocks, tandis que Air Liquide maintient une croissance solide.
La semaine illustre la résilience de certaines entreprises face aux tensions géopolitiques.