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Chaque semaine, les équipes de gestion d’Arkéa Asset Management livrent leur lecture des marchés financiers mondiaux.
Chaque semaine, les équipes de gestion d’Arkéa Asset Management livrent leur lecture des marchés financiers mondiaux. Entre signaux macroéconomiques contrastés, tensions liées à l’intelligence artificielle et fortes rotations sectorielles, cette édition dresse le portrait d’un environnement où les équilibres se redessinent rapidement.
Le point hebdo d'Arkéa Asset Management daté du 17 février 2026
Emploi : Les créations d'emplois privées sont faibles selon le rapport ADP (~6.500/semaine) tandis que le salaire horaire moyen a surpris à la hausse (+0,4% m/m) et le taux de chômage ressort autour de 4,3%. Un mix qui maintient la Fed en alerte. Les révisions ont montré que l'économie aurait créé 181.000 emplois en 2025, loin des 584.000 précédemment estimés.
FED / Inflation : Le CPI a donné des signaux de désinflation ponctuelle (+2,4% y/y vs +2,5% y/y attendus) mais la robustesse relative de l'emploi repousse le calendrier de baisses de taux de la FED. Le marché, lui, prévoit toujours deux baisses de 25 bps en 2026.
Activité : L'ISM Manufacturing PMI a atteint 52, son plus haut niveau depuis plus de 2 ans. Le sous indice "nouvelles commandes" ayant franchi la zone d'expansion à 57,1.
Ventes au détail : Les ventes au détail sont stables (+0% m/m), signe d'une consommation plus atone en 2025/2026.
Software : Le secteur des logiciels décroche suite à la publication d'un nouveau modèle d'IA Anthropic. L'innovation qui a porté les marchés crée maintenant des tensions sur les business les plus automatisables.
Géopolitique : Les Etats-Unis et l'Iran ont entamé des discussions à Oman sur le programme nucléaire iranien.
Publication des résultats : La saison de publication des résultats en cours a démarré en fanfare avec 80% de surprises positives sur les "earnings" aux Etats-Unis.
Levées & financements : Levées de fonds importantes dans l'écosystème IA (ex. Anthropic) illustrant l'intensité du cycle capex/financement lié à l'IA.
Politique monétaire : La BCE a maintenu son taux de dépôt inchangé et garde une posture attentiste face à une inflation qui donne des signes de détente mais reste surveillée.
Inflation : L'inflation en Zone Euro est ressortie à 1,7% en janvier et l'inflation sous-jacente a ralenti à 2,2%.
Activité & PMI : Le trimestre montre une croissance modérée ; les PMIs flash sont attendus stables. La sensibilité des entreprises à l'appréciation de l'euro et à l'IA sont les thèmes à surveiller, susceptibles d'affecter les marges et résultats des sociétés.
IA : Les valeurs négativement impactées par l'intelligence artificielle sont fortement pénalisées par les marchés depuis le début de l'année. La disruption liée à l'IA continue de créer une dispersion extrême entre gagnants et perdants sur les actions européennes.
Sentiment économique : L'indicateur ZEW est en forte amélioration sur le mois, signe d'un regain d’optimisme sur les perspectives.
France : La Banque de France a indiqué que la croissance française devrait atteindre entre 0,2% et 0,3% au premier trimestre. Son gouverneur, François Villeroy de Galhau, a annoncé sa démission.
Allemagne : De nombreux mois après son annonce, le plan de relance allemand commence à se montrer dans les données financières du mois de janvier.
Politique & marchés : Post-élection, les marchés intègrent une normalisation plus claire (révisions de taux et repositionnement sur JGBs). Le Parti libéral-démocrate a remporté 316 sièges sur 465 à la chambre basse, lui assurant une super majorité permettant de faire adopter des lois sans l'accord de la chambre haute.
Banque du Japon : Le gouvernement pourrait proposer des candidats pour remplacer deux membres de la BoJ considérés jusqu'alors "dovish", marquant une nouvelle étape dans la normalisation de la politique monétaire japonaise.
Budget : Le gouvernement envisagerait d'utiliser une partie des réserves de change pour financer une politique budgétaire expansionniste, ce qui peut alléger la pression sur les taux. A l'inverse, cela devrait réduire l'appui au Yen, malgré que ce dernier soit toujours sous valorisé.
Inflation & prix à la production : L'inflation chinoise reste modérée, l'indice des prix à la consommation n'augmentant que de 0,2% sur un an en janvier, contre 0,8% en décembre, tandis que les prix à la production reculent de 1,4%, prolongeant une tendance déflationniste persistante.
Droits de douanes : La Chine va imposer des droits de douane allant jusqu'à 11,7% sur les produits laitiers en provenance de l'Union européenne (UE).
Immobilier : Le ralentissement de la croissance du crédit et la faiblesse de la demande soutiennent une pression baissière sur l'inflation sous-jacente.
Actions : La semaine est marquée par un regain d'aversion au risque centré sur la tech et l'IA, dans un contexte macro résilient qui retarde l'assouplissement monétaire. Les Etats-Unis finissent la semaine dans le rouge, largement devancés par les indices asiatiques. Entre violents "sell-off" et rebonds techniques, le VIX est en nette hausse. Le marché boude les méga-capitalisations américaines (sur fond de Capex jugés trop élevés) au profit des petites et moyennes capitalisations. Les secteurs cycliques et "value" surperforment (matériaux, consommation de base, énergie, industrie). En Europe, les banques ont reculé après avoir dominé le début d'année 2026 et l'année 2025.
Obligations : Les marchés de taux ont été davantage sensibles aux chiffres de l'inflation, en deçà des attentes de part et d'autre de l'Atlantique, qu'à des indicateurs d'activité et d'emploi en progression. Ainsi, la semaine a été marquée par une détente des rendements obligataires, particulièrement marquée sur les maturités longues. Les échéances courtes ont réagi de manière plus fébrile, il en résulte un léger aplatissement des courbes.
Flux : Les capitaux affluent toujours sur les marchés actions. Les investisseurs se tournent massivement vers les émergents au détriment des Etats-Unis. Les investisseurs particuliers viennent d'injecter 48 milliards de dollars dans les actions au cours des 21 derniers jours, ce qui représente le plus important flux de particuliers de l'histoire.
À suivre cette semaine : Minutes de la Fed et publication de l'indice PCE US, minutes de la BCE et plusieurs publications PMI / inflation en Europe et en Asie.