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Le Portugal fait face à une surévaluation immobilière estimée à 35 %, soit la plus forte de toute l’Union européenne, selon une étude de la Commission européenne.
Le Portugal fait face à une surévaluation immobilière estimée à 35 %, soit la plus forte de toute l’Union européenne, selon une étude de la Commission européenne. En dix ans, les prix ont triplé, tirés par le tourisme de masse, les investissements étrangers et la spéculation locative.
Le pays, souvent cité comme modèle de redressement économique après la crise de 2010, paie aujourd’hui le revers de ce « miracle portugais ». Les politiques publiques favorables aux investisseurs (visas dorés, exonérations fiscales et assouplissement du droit locatif) ont attiré capitaux et fonds immobiliers internationaux, dopant les prix bien au-delà du pouvoir d’achat local.
À Lisbonne, il faut désormais près de 25 années de revenus nets pour acquérir un logement standard, contre 14 en 2017. La capitale s’est transformée : son centre-ville a perdu 25 % de sa population en dix ans, et près de la moitié des logements rénovés sont désormais destinés au tourisme ou laissés vacants.
Si le phénomène est particulièrement aigu au Portugal, la surévaluation immobilière touche aussi le Luxembourg, les Pays-Bas et la Suède, dans une moindre mesure. Mais nulle part ailleurs en Europe la déconnexion entre prix et réalité économique n’est aussi flagrante.