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Contrairement aux attentes, l’or ne profite pas pleinement des tensions géopolitiques liées au conflit avec l’Iran.
Contrairement aux attentes, l’or ne profite pas pleinement des tensions géopolitiques liées au conflit avec l’Iran. Habituellement considéré comme une valeur refuge en période de crise, le métal jaune reste relativement stable. L’once évolue autour de 5.100 dollars, bien en dessous de son record proche de 5.600 dollars atteint en janvier, et a même reculé d’environ 1,4 % à l’ouverture des marchés.
Une première explication est d’ordre technique. Dans les phases de forte volatilité, certains investisseurs doivent répondre à des appels de marge sur d’autres actifs. Ils vendent alors une partie de leur or (qui a déjà progressé d’environ 18 % depuis le début de l’année) afin de récupérer des liquidités et couvrir leurs pertes.
Deux facteurs macroéconomiques pèsent également sur les cours. D’abord, le renforcement du dollar, traditionnel actif refuge, rend l’or plus coûteux pour les investisseurs internationaux. L’indice du dollar a ainsi progressé depuis le début du conflit. Ensuite, la flambée du pétrole ravive les craintes d’inflation, ce qui pourrait pousser la Réserve fédérale des États-Unis à maintenir des taux d’intérêt élevés.
Or, un dollar fort et des rendements obligataires élevés favorisent souvent les obligations américaines plutôt que l’or, qui ne génère ni coupon ni dividende. L’évolution future dépendra donc largement de la durée du conflit et de son impact sur l’inflation mondiale.