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L’escalade militaire autour de l’Iran bouleverse les anticipations des marchés concernant la politique monétaire en zone euro.
L’escalade militaire autour de l’Iran bouleverse les anticipations des marchés concernant la politique monétaire en zone euro. Alors qu’ils misaient encore récemment sur un assouplissement en 2026, les investisseurs anticipent désormais deux hausses des taux directeurs de la BCE avant la fin de l’année.
Ce revirement s’explique par la flambée des prix de l’énergie provoquée par les tensions au Moyen-Orient. Le baril de Brent a brièvement approché 115 dollars, contre environ 73 dollars avant le déclenchement du conflit, tandis que les prix du gaz en Europe ont fortement progressé. Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part importante du pétrole mondial, alimentent les craintes d’un nouveau choc énergétique.
Cette situation rappelle la crise énergétique de 2022, qui avait entraîné une hausse rapide de l’inflation et conduit la BCE à relever brutalement ses taux. Toutefois, plusieurs responsables monétaires appellent aujourd’hui à la prudence. Des membres du Conseil des gouverneurs, comme Isabel Schnabel ou François Villeroy de Galhau, estiment que la situation économique actuelle diffère de celle observée après l’invasion de l’Ukraine.
Le risque principal serait désormais celui d’une stagflation, combinant croissance affaiblie et inflation plus élevée. Dans ce contexte incertain, la BCE pourrait privilégier une approche attentiste et maintenir ses taux inchangés à court terme, en attendant d’évaluer l’impact durable du choc énergétique sur l’économie européenne.