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La Banque centrale européenne (BCE) réexamine son projet d’euro numérique et envisage désormais de s’appuyer sur des blockchains publiques de référence comme Ethereum ou Solana.
La Banque centrale européenne (BCE) réexamine son projet d’euro numérique et envisage désormais de s’appuyer sur des blockchains publiques de référence comme Ethereum ou Solana. Ce changement de cap marquerait une rupture avec le plan initial qui reposait sur un protocole privé.
En réalité, l’utilisation d’une infrastructure publique offrirait une circulation mondiale plus aisée et répondrait aux enjeux de stabilité financière et d’autonomie stratégique de l’Europe. En effet, face au risque de voir le dollar s’imposer dans l’écosystème numérique européen, la BCE semble décidée à avancer plus vite.
Cette réorientation intervient dans un contexte d’intensification de la concurrence internationale. Aux États-Unis, l’adoption du Genius Act a accéléré le développement des stablecoins, avec déjà un jeton lancé par le Wyoming et des projets similaires à l’étude chez Citi et JPMorgan.
Initialement pensé pour le marché interbancaire, l’euro numérique pourrait finalement être accessible aux particuliers. Comme le rappelait récemment Piero Cipollone, membre du directoire de la BCE, « l’euro numérique aiderait à préserver la monnaie comme bien public facilement accessible à tous ». Si Christine Lagarde demeure critique vis-à-vis des cryptomonnaies, l’institution reconnaît qu’aucune décision définitive n’a encore été prise.