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# 📰 La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé sa position d’attente lors de sa dernière réunion de politique monétaire aujourd’hui, dans un contexte où la zone euro affiche une.
# 📰 La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé sa position d’attente lors de sa dernière réunion de politique monétaire aujourd’hui, dans un contexte où la zone euro affiche une résilience économique inattendue. Aucune surprise n’a émané de cette décision, tant les indicateurs macroéconomiques semblent, pour l’heure, alignés avec les objectifs fixés.
*Par Raphaël Thuin, Responsable des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital*
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La croissance en zone euro se révèle plus robuste que prévu, le chômage se maintient à des niveaux historiquement bas, et les projections d’inflation convergent vers la cible des 2% (« le processus de désinflation est terminé »). Autant de signes encourageants qui permettent à la BCE de conserver une politique monétaire jugée adaptée à la situation actuelle, et qui semble indiquer que la politique ne devrait pas évoluer pour quelque temps encore.
Ce confort n’est pas incompatible avec une posture de vigilance. En effet, les incertitudes persistent sur plusieurs fronts. Si les tensions commerciales liées aux droits de douane se sont quelque peu apaisées — leur niveau moyen en Europe sont proches des hypothèses initiales de la BCE —, les contentieux sur l’acier, l’aluminium ou la fiscalité du numérique continuent de planer comme des risques latents.
Sur le plan de l’inflation, la BCE se montre confiante mais refuse de baisser la garde. Les investisseurs gardent en tête que plusieurs facteurs pourraient relancer les pressions inflationnistes dans les mois à venir : la dépréciation de l’euro, la hausse des salaires, ou encore les effets des plans de relance budgétaires déployés par certains États membres sont autant de facteurs à surveiller.
Bien que la présidente n’ait pas affiché d’inquiétude excessive sur le cas de la France, l’instabilité politique, jamais bien loin en Europe, ajoute une couche de complexité. Les récents événements en France rappellent que les tensions sociales et politiques peuvent rapidement se traduire par une remontée des taux souverains, équivalant de facto à un resserrement monétaire. Un scénario qui, s’il se concrétisait, pourrait éventuellement contraindre la BCE à revoir sa stratégie.
Pour l’heure, c’est toutefois le sentiment d’un devoir accompli qui domine au sein de la BCE. À un moment où le libre-échange vacille, où les tensions politiques resurgissent et où l’indépendance de la Réserve fédérale est questionnée, la zone euro peut compter sur une banque centrale crédible. Elle aura su naviguer sans encombre l’environnement agité de ces derniers mois.