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La BCE franchit une étape importante en autorisant l'utilisation d'actifs tokenisés comme garantie dans ses opérations de refinancement. Certaines obligations émises sur blockchain peuvent désormais servir de collatéral.
La Banque centrale européenne franchit une étape importante dans l’intégration de la finance numérique en autorisant, depuis cette semaine, l’utilisation d’actifs tokenisés comme garantie dans ses opérations de refinancement. Concrètement, certaines obligations émises sur blockchain peuvent désormais être mobilisées par les banques au même titre que les titres traditionnels.
Jusqu’ici, seuls des instruments classiques, principalement des obligations souveraines ou supranationales, étaient acceptés en collatéral. Désormais, les actifs tokenisés respectant les mêmes critères de qualité et de sécurité deviennent éligibles. Par exemple, des obligations d’État françaises émises sous forme de jetons pourraient être utilisées dans les mêmes conditions que les OAT classiques.
Cette évolution traduit une approche technologique neutre de la BCE, qui privilégie la nature financière des actifs plutôt que leur format. Elle pourrait surtout accélérer le développement de la tokenisation, en offrant un débouché concret aux émetteurs et en renforçant l’intérêt des banques pour ces instruments encore émergents.
Des défis techniques subsistent toutefois, notamment en matière d’interopérabilité entre les différentes blockchains et les infrastructures financières traditionnelles. À ce stade, seuls les titres hybrides, réintégrés dans les circuits classiques, sont concernés. Mais à terme, la BCE envisage d’accepter des actifs entièrement natifs des registres distribués, ouvrant la voie à une transformation plus profonde des marchés financiers.