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Hebdo La lune de miel n’aura duré que 12 jours. Donald Trump a fait trembler les marchés en début de semaine en signant, le 1er février, trois décrets instaurant des tarifs de 25% sur les.
Hebdo
\n\nLa lune de miel n’aura duré que 12 jours. Donald Trump a fait trembler les marchés en début de semaine en signant, le 1er février, trois décrets instaurant des tarifs de 25% sur les importations en provenance du Canada et du Mexique. La Chine n’a écopé que d’un taux supplémentaire quasi symbolique de 10%, bien moindre que celui redouté. L’Europe n’a pas été oubliée, comme l’a promis le nouveau président.
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\nToutefois, le sort du Vieux Continent n’est pas encore scellé, puisque cela va dépendre d’une autre procédure, initiée le 21 janvier par un mémorandum de la Maison-Blanche, demandant à ses agences fédérales une revue complète des causes du déficit commercial américain et des remèdes à appliquer pour le résoudre.
Des tarifs, même plus peur ?
\n\nCette fois-ci, la secousse boursière n’aura duré que 24 heures. Le temps au dirigeant américain de faire un semblant de volte-face et de suspendre la procédure visant ses deux voisins pour une période d’un mois.
\n\nLes droits de douane : de nouveaux instruments politique et financier ?
\n\nIl apparaît de plus en plus évident, que les droits de douane ne sont qu’un instrument politique et financier pour obtenir davantage. Dans son communiqué du 1er février, disponible sur son site internet, la Maison-Blanche justifie l’action présidentielle par le fait que le commerce international sur les biens physiques représente 67% du PIB canadien, 73% du PIB mexicain et 37% du PIB chinois contre à peine 24% du PIB des États-Unis.
\n\nLe déficit commercial américain sur les biens représentait plus de 1 000 milliards de dollars en 2023. Le but est d’insister sur le fait que les autres nations ont plus à perdre dans une guerre commerciale que le pays de l’Oncle Sam.
\n\nNe faisons pas de triomphalisme prématuré
\n\nPour le moment, les mesures ont été prises dans le cadre de la loi d’urgence dite IEEPA (International Emergency EconomicPowers Act). Cette fois-ci, la priorité nationale est l’arrêt de l’immigration illégale et des importations de stupéfiants de toute sorte. En visant expressément les cartels de la drogue.
\n\nLa marche arrière a été obtenue en contrepartie d’une armée mexicaine de 10 000 militaires à la frontière Sud. Et d’un investissement de 1,3 milliards de dollars américains promis par le Canada en nouveaux moyens matériels et humains à la frontière Nord.
\n\nDroits de douane : des promesses pour réduire le coût de la facture contre l'immigration
\n\nLa problématique du déficit a été mise de côté pour le moment. Washington a obtenu dans cette négociation des promesses qui pourront réduire le coût de la facture contre l’immigration. Rien de plus. Nul doute que le bras de fer va se poursuivre pour inciter à vendre davantage de produits américains à l’étranger. Et doper les investissements manufacturiers sur le sol des États-Unis, pour moins importer de la zone de libre-échange rebaptisée USMECA (ex-NAFTA) ou en français ACEUM (ex-ALENA).
\n\nUn effet Trump déjà visible dans les statistiques économiques ?
\n\nNous trouvons fort intéressante la publication cette semaine de l’indice ISM manufacturier de janvier. Cette dernière ressort bien au-dessus des attentes à 50,9. C’est surtout la première donnée en phase d’expansion (supérieur au seuil de 50) depuis octobre 2022.
\n\nFin de la récession industrielle ?
\n\nDe plus, l’indicateur des nouvelles commandes est en forte hausse à 55 contre 52,1. Tout comme celui de l’emploi (50,3 contre 45,4) précédemment. La récession industrielle qui sévissait jusqu’alors est-elle terminée d’un simple coup de baguette magique, grâce à Donald Trump ?
\n\nOn pourrait le croire à première vue. Il est clair que la menace des droits de douane fait tout accélérer. Les commandes de biens durables ex-transport (hors effet négatif de Boeing) ont été en hausse de 0,30% en décembre.
\n\nHausse du déficit américain en décembre 2024
\n\nIl est assez ironique de constater que le déficit commercial américain s’est creusé en décembre. Il est passé de 18,9 milliards de dollars à 98,4 milliards de dollars. Soit le 2ème plus élevé depuis le record historique de mars 2022.
\n\nEn 2024, les importations américaines sont en hausse de 6,6% à 4 110 milliards de dollars (soit à un rythme plus élevé que la croissance du PIB de 2,8%) contre une progression de 3,9% des exportations. La hausse des importations sur un seul mois a été de 3,5%, ce qui révèle une accélération forte.
\n\nIl est fort probable que les entreprises aient augmenté leurs approvisionnements extérieurs pour devancer l’augmentation des droits de douane.
\n\nLa vie des marchés continue, malgré les tarifs
\n\nIl est clair qu’une épée de Damoclès sera omniprésente au-dessus de nos têtes pendant ces quatre prochaines années. Selon les économistes, les conséquences d’une nouvelle guerre commerciale dure seraient néfastes pour toutes les zones. Y compris pour les États-Unis. Et ce, aussi bien au niveau du PIB que de l’inflation.
\n\nDe facto, le bras de fer sera continu, progressif, mais également raisonné pour ne pas briser l’activité américaine. Par conséquent, les affaires continuent et les bons résultats des entreprises font grimper les indices.
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