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Malgré une accumulation de tensions géopolitiques et une volatilité politique accrue, la croissance mondiale montre une résilience inattendue.
Malgré une accumulation de tensions géopolitiques et une volatilité politique accrue, la croissance mondiale montre une résilience inattendue. Des États-Unis à l’Asie, les moteurs économiques restent actifs, même si des fragilités subsistent, notamment sur l’emploi et l’inflation.
Le point hebdo d'Amplegest daté du 29 janvier 2026, par Emmanuel Auboyneau, Gérant Privé – Associé
La croissance mondiale reste solide malgré un environnement géopolitique instable.
Les États-Unis affichent une dynamique économique forte, mais avec un marché de l’emploi sous surveillance.
Les banques centrales avancent prudemment, freinées par des niveaux d’inflation encore sensibles.
Ce début d’année a été marqué par une succession d’évènements géopolitiques au Vénézuéla, en Iran, au Groenland, avec souvent le même dénominateur commun, l’impulsivité et parfois l’incohérence de Donald Trump. Ajoutés à la guerre en Ukraine ces évènements génèrent des incertitudes et de la volatilité dans un contexte de croissance mondiale pourtant toujours favorable.
La croissance économique semble même se renforcer aux Etats-Unis, en Europe et au Japon alors qu’elle se stabilise en Chine et qu’elle reste soutenue en Inde. Aux Etats-Unis le PIB du troisième trimestre 2025 a été révisé à +4,4%, avec une composante consommation à +2,2% et un commerce extérieur contributeur de 1%. L’industrie est également en phase de reprise et alimente à son tour la croissance. Cependant, malgré une légère amélioration, le marché de l’emploi demeure le maillon faible de l’économie américaine. Le taux de chômage des 16/18 ans est récemment remonté et le taux global pourrait prochainement suivre le même chemin. Cette faiblesse de l’emploi est peu cohérente avec le dynamisme économique.
Faut-il y voir les conséquences de la politique migratoire de Donald Trump, beaucoup d’étrangers ne pouvant ou ne voulant pas aller sur leur lieu de travail ? Ou peut-être également les premiers effets de la révolution de l’intelligence artificielle qui entraine des suppressions d’emplois du fait des gains technologiques ? Il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives mais il faut rester vigilant sur l’évolution du marché du travail américain dans les prochains mois.
L’inflation américaine est relativement sage même si, autour de 3%, elle reste au-dessus des objectifs de la Réserve Fédérale. Les droits de douane ont été étonnamment bien absorbés par les sociétés qui n’ont pas eu besoin de monter leurs prix outre mesure. En revanche, un dollar trop faible renchérirait le coût des importations et pourrait peser à terme sur l’inflation américaine. Nul doute que la croissance faible et les risques inflationnistes ne vont pas inciter la Réserve Fédérale à baisser rapidement ses taux en dépit des fortes pressions de Donald Trump.
La croissance a également surpris positivement en Europe quoiqu’à un moindre niveau. L’Allemagne reste à la traîne mais on constate un début d’amélioration qui devrait se confirmer en 2026. La France, en dépit d’un contexte politique pénalisant, a fait mieux que prévu et semble commencer l’année sur une bonne tendance. L’Italie et l’Espagne continuent de bien se comporter. Les plans de relance et la volonté politique de peser davantage face à la domination américaine et chinoise devraient contribuer au redressement européen. L’inflation reste très mesurée et la force de l’euro la maintient à des bas niveaux. La Banque Centrale Européenne ne semble pas vouloir poursuivre sa détente monétaire mais elle garde la possibilité d’une nouvelle baisse des taux dans les prochains mois.
Le Japon a aujourd’hui une activité en progression avec un climat des affaires en amélioration mais la nouvelle Première Ministre veut s’attaquer à l’inflation qui a désormais dépassé les 2%. En Chine la croissance se maintient tout juste et nécessitera sans doute un support budgétaire et monétaire en 2026.
La croissance mondiale est donc résiliente et les premières publications de résultats des sociétés pour le quatrième trimestre 2025 sont le plus souvent au-dessus des estimations. Mais les marchés sont bien valorisés et donc exigeants et la volatilité que fait peser l’action de Donald Trump est de plus en plus marquée. Elle entraîne les cours des métaux précieux à des niveaux très, voire trop élevés. Nous n’avons pas modifié nos allocations en ce début d’année 2026.