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La dette publique de la France a franchi un nouveau seuil au deuxième trimestre 2025, atteignant 115,6% du PIB, selon l’INSEE.
La dette publique de la France a franchi un nouveau seuil au deuxième trimestre 2025, atteignant 115,6% du PIB, selon l’INSEE. En un trimestre, elle a encore progressé de près de 70,9 milliards d’euros, confirmant une trajectoire ascendante entamée depuis plus d’une décennie.
Fitch Ratings, qui a récemment abaissé la note souveraine du pays à « A+ », estime que l’endettement pourrait dépasser 120% du PIB d’ici 2027, dépassant ainsi le pic de la crise sanitaire.
Cette dynamique contraste avec celle des anciens « mauvais élèves » du sud de l’Europe. L’Espagne, le Portugal, l’Italie et la Grèce ont engagé des réformes structurelles et des politiques d’austérité qui leur ont permis de réduire leur ratio de dette, parfois de manière spectaculaire.
Au contraire, la France n’a jamais engagé de véritable réduction des dépenses publiques, préférant recourir aux hausses d’impôts ou profiter des phases de croissance conjoncturelle.
Cette inertie pèse désormais lourdement. La charge de la dette, déjà de 59 milliards d’euros en 2024, pourrait dépasser 107 milliards en 2029 si rien n’est fait. Les économistes comme Charles de Courson ou François Villeroy de Galhau rappellent que seule une maîtrise ferme des dépenses, notamment en matière de retraites et de santé, pourra enrayer cette spirale.