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Une Fed accommodante semble s’opposer à la rhétorique plus restrictive d’autres Banques centrales. Les taux longs restent sous pression sans préjudice aux actifs risqués.
Une Fed accommodante semble s’opposer à la rhétorique plus restrictive d’autres Banques centrales. Les taux longs restent sous pression sans préjudice aux actifs risqués.
Le point hebdo d'Ostrum Asset Management daté du 16 décembre 2025 par Axel Botte, directeur stratégie marchés
La Fed poursuit son assouplissement quand d’autres Banques centrales se montrent plus restrictives.
Les taux longs restent élevés mais sans impact majeur sur les actifs risqués.
Les marchés actions tiennent, malgré des interrogations persistantes sur la tech américaine.
La Fed poursuit l’allègement de sa politique monétaire alors qu’un nombre croissant de Banques centrales évoquent la fin de leurs cycles de baisses des taux. La Banque du Japon s’apprête même à les relever pour contrer la faiblesse persistante du yen et l’inflation proche de 3%. Les taux longs restent sous pression sans réel préjudice aux actifs risqués. Les spreads souverains amortissent la remontée du rendement du Bund. Les actions sont majoritairement en hausse. Le Nasdaq pâtit néanmoins des perspectives d’Oracle, dont le risque de crédit continue d’inquiéter les opérateurs.
L’économie américaine a sans doute connu une croissance relativement forte au 3ème trimestre grâce à une réduction sensible du déficit extérieur. L’investissement en technologies soutient l’activité. La publication de l’emploi de novembre nous éclairera sur la dynamique du marché du travail. Les données hebdomadaires de l’ADP dépeignent une légère amélioration récemment. Les anticipations d’inflation des ménages refluent également.
Les prix de l’essence se situent au plus bas de l’année sous 3,50 $ le gallon, en conséquence de la reprise forte de la production pétrolière américaine (13,8 mbpj). Dans ce contexte, la Fed a réduit son taux de 25 pb à 3,75 % malgré les oppositions de Goolsbee and Schmid qui défendaient le statu quo monétaire.
La croissance projetée à 2,3 % et l’inflation au-dessus de la cible en 2026 laissent à penser que le biais de la politique monétaire est particulièrement accommodant, d’autant que la réduction des taux est assortie d’un nouveau programme d’achats de T-bills de 40 Mds $ par mois, qui s’ajouteront aux réinvestissements des tombées de MBS sur la partie courte. L’objectif est de consolider un niveau plancher pour les réserves bancaires autour de 3 000 Mds $ et d’aplanir les tensions récurrentes sur le monétaire.
En zone euro, l’activité industrielle se renforce à l’inverse d’enquêtes moroses dans ce secteur. La BCE relèvera probablement ses prévisions de croissance pour l’an prochain à l’issue de la réunion du 18 décembre. Dans ce contexte, Isabel Schnabel a même évoqué une hausse des taux l’an prochain.
Sur les marchés financiers, la tendance mondiale à la hausse des taux à long terme s’est atténuée. Les données d’emploi décevantes en Australie ont quelque peu réduit l’ampleur du virage restrictif attendu de la RBA. Au Japon, malgré une hausse des taux imminente, les émissions de JGBs à long terme rencontrent une bonne demande.
Le T-note oscille entre 4,10 et 4,20 % pour s’afficher en haut de fourchette en clôture hebdomadaire. A l’instar de l’annonce récente du DMO britannique, un allègement des émissions de 30 ans en Allemagne permettrait une détente du spread 10-30 ans. La Finanzagentur communiquera sa stratégie le 18 décembre.
Dans l’intervalle, le Bund s’est tendu vers 2,87 % sans préjudice aux spreads souverains. Le spread de l’OAT avoisine 70 pb contre Bund après le vote du budget de la sécurité sociale. Les marchés du crédit restent bien orientés. Le spread sur l’IG européen s’établit à 66 pb. L’iTraxx crossover s’échange sous le seuil de 250pb.
La hausse de fin d’année semble alimentée par la diminution des indices de volatilité. Le VIX replonge vers 15 % à mesure que les actions américaines reviennent sur leurs sommets. La valorisation des valeurs de technologie reste en débat d’autant que la communication d’Oracle a douché l’optimisme des intervenants sur le Nasdaq.