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La Fed et les marchés jouent à « Je t’aime, moi non plus… » (Ecofi).
Jerome Powell n’en finit pas de surprendre. Après avoir anticipé près de sept baisses de taux en début d’année, les marchés ont ensuite largement revu leur copie, puisqu’ils n’en prévoient plus qu'une à deux désormais. Avant la réunion de la Fed de mercredi dernier, l’éventualité d’une hausse de taux avait même timidement commencé à se former dans les cours. Lors de la conférence de presse et face aux questions, Jerome Powell s’est finalement montré plutôt confiant, alors que l’on craignait un durcissement de son discours. Ce qui nous amène à la question qui tourne en boucle depuis des mois : quels éléments pourraient amener la Banque centrale américaine à baisser ses taux ?
\n\nSans surprise, la Fed a laissé sa politique monétaire inchangée lors de sa réunion du 1er mai dernier. Elle a néanmoins décidé de ralentir le rythme de réduction de son bilan à partir du mois de juin. Jerome Powell a par ailleurs balayé l’hypothèse d’une hausse des taux, la jugeant peu probable. Il estime en outre que le niveau actuel est restrictif, même s’il n’a rajouté qu’à demi-mot le terme « suffisamment ». L’institution juge par ailleurs l’activité solide. Les données d’inflation publiées sur les trois premiers mois de l’année ont en revanche été décevantes, mais cela n’a, semble-t-il, que peu émoussé sa confiance vis-à-vis de la trajectoire de désinflation. Il en ressort donc que la Fed dispose du luxe d’attendre que les données d’inflation s’accumulent, afin de décider du moment opportun pour abaisser ses taux.
\n\nAu 1er trimestre 2024, la croissance du PIB américain est ressortie à 1,6 % en rythme annualisé alors que le consensus en attendait 2,5 %. Dans le détail, les chiffres ont montré que les consommateurs se sont détournés des "biens" pour se reporter vers les services. L’investissement est resté relativement solide. Dans le même temps, le phénomène de désinflation a stagné. Il est toutefois utile de souligner qu’une grande partie de la persistance de l’inflation s’explique par la composante des loyers et par des facteurs spécifiques (frais d’assurance et de réparation automobile, services financiers…). Le marché de l’emploi, lui, se rééquilibre. Le nombre d’emplois non pourvus diminue, tandis que les taux d’embauches et de démissions se normalisent. La progression salariale montre également une franche modération depuis les plus hauts observés. Enfin, les créations nettes d’emplois ont été moins nombreuses et encore moins diffuses qu’à l’accoutumé en avril, ce qui s’est par ailleurs reflété dans les anticipations de marché.
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