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Alors que Bruxelles s’apprête à dévoiler ses propositions pour renforcer l’Union des marchés de capitaux, l’AFME lance un avertissement sévère : l’Europe décroche.
Alors que Bruxelles s’apprête à dévoiler ses propositions pour renforcer l’Union des marchés de capitaux, l’AFME lance un avertissement sévère : l’Europe décroche. Dans son rapport annuel, l’association constate un désamour marqué pour les marchés actions, un phénomène propre au Vieux Continent. En effet, si en 2025, plus de 500 milliards d’euros devraient être levés en dette sur les marchés européens (un record), les levées de fonds en actions plafonnent à 20 milliards d’euros.
Le symptôme le plus inquiétant concerne les introductions en Bourse. La zone euro et le Royaume-Uni sont les seules régions du monde où les IPO reculent cette année, alors qu’elles progressent ailleurs à deux chiffres. Pour l’AFME, les entreprises jugent les valorisations européennes trop faibles, malgré une volatilité contenue et un environnement de marché historiquement favorable.
L’essor des marchés privés accentue ce décrochage : ils représentent désormais 20 % du financement européen, contre 8 % il y a dix ans, et se substituent souvent à la Bourse. Résultat : l’écosystème coté se prive des entreprises les plus innovantes. Seules 5 % des licornes européennes se sont cotées depuis 2021, contre plus de 70 % auparavant.
L’AFME n’attend pas de rebond spontané. Mais selon elle, seules des réformes profondes (participation accrue des investisseurs particuliers, intégration renforcée des marchés et simplification réglementaire) pourront restaurer l’attractivité du marché actions européen.